Contre la folie religieuse

muhammad[1]

Le Jyllandsposten l’a dit : « défendre la liberté contre la folie religieuse ». Car c’est bien ce terme qu’il faut employer, au-delà des considérations politiques sur l’instrumentalisation du religieux à des fins de pouvoir ou de stratégie internationale de conquête de territoires. Tout cela n’est possible que parce qu’existe cette folie. Islam aujourd’hui, catholicisme hier et encore aujourd’hui, hindouisme de façon sporadique, bouddhisme aussi pourquoi pas… La religion comme maladie de l’âme (voir ici un vieux billet, datant de 2006). Il n’est pas question évidemment de s’en prendre à la foi en Dieu : chacun est libre « d’y croire ou pas », mais il y a un monde entre les exigences du spirituel et la soumission à un ordre religieux. Car la soumission, c’est ce qu’ils veulent nous imposer, sans cesse et sans relâche. Certains sites américains émettent aujourd’hui un doute sur l’humour dont fait preuve Charlie Hebdo (« une équipe de journalistes blancs qui relèverait d’une tendance pro-raciste de la xénophobie française », j’ai lu ça !) et feignent de croire que ce journal n’a pas d’autre but que taper sur l’islam (ou sur les femmes, ou sur les gays) alors que tout lecteur sait l’égale répartition des cibles de son humour. L’humour est toujours nécessaire contre n’importe quelle tendance à s’ériger en maître, en possesseur de vérité, car l’humour seul déstabilise, fait vaciller les certitudes, ce qui est condition indispensable pour la réflexion. Que l’humour s’exerce avec le plus de constance à l’encontre de ceux qui veulent le plus imposer une soumission, quoi de plus normal ?

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16 commentaires pour Contre la folie religieuse

  1. Oui. C’est exactement cela. »la religion comme maladie de l’âme ». Sans langue de bois. Il va falloir beaucoup de courage et d’énergie pour résister à la violence, au brouillage des idées, aux manipulations et…à la guerre, tout simplement. L’humour suffira-t-il ?

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  2. Debbie dit :

    Je ne me retrouve pas dans ce que vous avez écrit ci dessus.
    Il m’est venu à l’esprit que la bande à Charlie fut des libertins, qui se délectaient d’un certain libertinage. Pour le meilleur, et pour le pire.
    Je regrette la disparition de tant d’hommes.. éclairés avec leurs parts d’ombre, leurs doutes, leurs incohérences, leurs paradoxes. Ecce homo, n’est-ce pas ?
    Mais je crois qu’il faut interroger ce que veut dire « la liberté de la presse » à l’heure actuelle, et le rôle des médias dans un contexte international où l’identité nationale s’effrite. (Lire « En Afghanistan » de Rory Stewart, par exemple, pour avoir une idée de ce que pourrait être un sortir de soi pour aller vers l’autre, non pas un… ramener l’autre à ce qu’on peut/veut comprendre de lui. Comme la cuisine viétnamienne en France ?…)
    Pour la religion…oseriez-vous.. nier… le caractère… intégriste de la Terreur ?
    Certes, une idéologie n’est pas l’équivalent d’une religion.
    Mais en mobilisant la foi, l’engagement, les croyances des hommes et des femmes, elle partage beaucoup des caractéristiques d’une religion.
    On peut assassiner, et torturer au nom des idéologies…(on l’a déjà fait, d’ailleurs…)
    Et nous vivons à l’heure actuelle sous la domination d’une idéologie, mon ami.
    Pour le libertinage, le plus grand libertin fut Don Juan.
    Souvenez-vous de comment ça finit, cette histoire.
    Quand on se met à tester… les limites, à un moment ou un autre, on finit par les trouver (loin de moi de me prononcer sur la nature des limites qu’on trouve, mais qu’on trouve une limite, ça, j’en suis certaine). Souvent à ses dépens, mais voyez Don Juan. Il ne regrettait rien.
    Tout compte fait, je crois qu’à leur insu, certains journalistes à Charlie Hebdo pratiquaient le libertinage, en croyant défendre… la liberté.
    Perso, je crois qu’il y a une différence entre libertinage et liberté ; déjà, ce n’est pas le même mot…

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    • alainlecomte dit :

      Madame Debbie, mais qu’avez-vous donc contre le libertinage ??? Le libertinage est un (certain) usage de la liberté, c’est tout. Personnellement, peut-être le seul regret que j’aurai à la fin de ma vie, c’est de ne pas l’avoir été assez, libertin ! Don Juan ? et alors ? Il lui arrive des misères ? oh, si peu… qu’y a-t-il de pire que mourir… or, c’est là ce qui nous attend tous. Les dessinateurs de Charlie Hebdo sont morts, c’est bien triste et on a raison de les pleurer, ceci dit, chacun pour eux-mêmes, n’était-ce pas la fin la plus digne ? Vaut-il mieux mourir à 80 ans comme Wolinsky, fidèle à son poste et fidèle à ses valeurs de liberté, même si jouisseur et ripailleur ou bien mourir dans un asile de vieillard, d’un long Alzheimer après une vie pieuse ? Le pied de nez aux religions, à la mort, aux autorités est ce qui fonde une éthique la plus estimable qui soit. Idéologie ? Ce n’est pas à un vieil althussérien que vous apprendrez que chacun se trouve interpellé en sujet par l’idéologie dans laquelle il baigne… l’idéologie nous est consubstantielle, oui, mais idéologie n’est pas religion (là aussi, comme vous le dites, « parce que ce n’est pas le même mot » !). Une foule d’actes et d’œuvres, artistiques et/ou littéraires, subvertissent les idéologies. L’humour aussi. Je ne vous rappelle pas que Charlie Hebdo fut fondé après mai 68, dans un contexte de contestation de l’idéologie régnante et qu’il s’en est pris à tous les dogmes (pas seulement à l’islam, comme feignent de le croire aujourd’hui certains médias américains particulièrement mal intentionnés), à commencer par le gaullisme de l’époque, et le communisme du PCF, avant de s’en prendre aux églises. S’il y a une grandeur de l’être humain, elle réside justement dans cette volonté permanente d’affranchissement des dogmes.

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      • Debbie dit :

        Comme toute Américaine issue d’une famille de croyants, et de pratiquants qui respectaient la loi, payaient des impôts ET la dîme à leur culte, qui a un frère qui renvoie la foi de ses parents à une affaire de… dupes crétins, j’ai une très grande ambivalence envers le libertinage, Monsieur. Je dis bien ambivalence, parce que je suis humaine dans un monde où le mal et le bien sont inséparables.
        J’ai déjà du écrire ici que le libertinage est essentiellement un défi lancé à Dieu. Que Don Juan est… sacrilège, non pas parce qu’il séduit ses femmes, mais parce qu’il SE MARIE avec elles, et profane ainsi le sacrement du mariage. C’est surtout ça qui l’intéresse, d’ailleurs, pas… les femmes….à ce sujet, il se raconte des bobards…
        Au fond, vous voyez, l’altérité est telle que nous ne rions pas des mêmes choses…
        Ce qui est inoffensif et jouissif pour vous est scandaleux pour quelqu’un d’autre.
        Et après, comment on se comporte… SI on respecte l’autre, pour employer un mot que « nous » galvaudons à longueur de journée ?
        Ne peut-on pas.. SE CENSURER ? L’autocensure n’a-t-elle pas du bon ?
        Ne permet-elle pas de.. déguiser certaines choses, sans « let it all hang out » comme laver son linge sale en public ? N’est-ce pas une.. CONTRAINTE qui peut générer une certaine créativité (qui fait gravement défaut à notre civilisation à l’heure actuelle, de mon point de vue) ?
        Je ne prétends pas avoir la réponse à ces questions.
        Mais je trouve que « nous » avons eu la vie facile pendant assez longtemps, Monsieur. Ma génération, la vôtre, et quelques suivantes, même.
        Il est plus facile à l’homme d’être tolérant quand ça baigne.
        J’ai lu votre réponse bien attentivement, et nous partageons beaucoup de points de vue, d’autant plus que je suis venue en France pour échapper à un certain… puritanisme américain.
        Mais je ne suis pas très douée pour l’humour, et je n’apprécie pas le pied de nez à la religion, etc, surtout… POUR faire le pied de nez.
        Je ne trouve pas cela si.. noble que cela..et ça ne ME fait pas rire (oui, je peux rire, attention..).
        Dernier point : en s’attaquant surtout à des dessinateurs, les tueurs se sont montrés… iconoclastes, selon le sens étymologique primitif du mot…
        L’Occident a une très longue histoire de personnes qui détruisent les images.
        Cette histoire n’est absolument pas de tout repos, vous savez…

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  3. L’humour est vital, et il ne peut se passer de la politique.
    Charlie Hebdo est et restera un signe de liberté.

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  4. Humpfrey B.H. dit :

    Ceux qui revendiquent la liberté d’expression aujourd’hui sont les mêmes qui censuraient Dieudonné il y a un an jour pour jour. Je ne suis pas Charlie car Charlie est mort et pas moi!

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    • alainlecomte dit :

      Ah voilà ! c’était à parier. Voici un exemple de cette hypocrisie faux-cul qui tend à prévaloir dans certains médias américains aujourd’hui. La loi française n’a pas donné la liberté d’expression à Dieudonné, alors bien sûr, n’est-ce pas, on n’a pas à défendre la liberté d’expression des autres. Personnellement, je ne dis pas que cela fut une bonne chose de censurer Dieudonné. Peut-être fallait-il répondre avec plus de doigté. Seulement voilà : la loi française condamne le négationnisme. Elle estime que nier l’existence des chambres à gaz, c’est implicitement faire disparaître le génocide contre les juifs et, partant, encourager à ce que ça recommence. Le débat peut être très long sur ce sujet. Si on compare avec Charlie Hebdo, on ne trouvera jamais dans ce journal ni d’appel au meurtre (même déguisé), ni de négation d’un quelconque génocide. On trouvera seulement un souhait de tourner en dérision des dogmes dont souffrent certaines populations, que ces dogmes soient d’ailleurs catholiques, juifs ou musulmans, et pas seulement, CH a aussi tourné en dérision le gaullisme, le PCF etc. bref, les pouvoirs en général, qui ne sauraient se limiter aux pouvoirs « visibles », exprimés par des lois ou des décrets, mais couvrent aussi les pouvoirs invisibles mais réels, dans les cités, les grands ensembles, les banlieues. Nombreux sont les gens d’origine maghrébine qui attendent qu’on se solidarise avec eux contre ceux qui leur imposent des règles et des comportements attentatoires aux libertés.
      Pour résumer la mentalité d’un certain nombre de médias américains aujourd’hui (et en particulier la mouvance chomskyenne) : il faut – évidemment – défendre la liberté d’expression. Mais pas toute la liberté d’expression. Prendre parti pour les négationnistes, faire en sorte qu’ils puissent exprimer leurs idées : ça, c’est la « bonne » liberté d’expression… mais critiquer des dogmes religieux, ça, c’est mal, c’est la « mauvaise » liberté d’expression. Hou ! chassons la bien vite.

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  5. alainlecomte dit :

    Chère Debbie, je suis tout à fait d’accord avec votre définition du libertinage : c’est bien ainsi que je l’entendais (et pas comme une vulgaire friponnerie) et c’est pour cela que je le défends. Bel héros que ce Don Juan. Je suis partiellement d’accord avec vous sur les vertus de l’autocensure, en tout cas, en l’espèce, la violence de certaines caricatures à l’encontre de nos concitoyens musulmans est en effet discutable et on peut se demander s’il ne faut pas parfois amoindrir son propos plutôt qu’offenser des gens à ce point. Toutefois, je trouve fâcheuse la tendance qui me paraît croissante à faire intervenir systématiquement comme argument massu dans les discussions l’attention à ne pas vexer autrui, comme si, lorsque j’avance un argument susceptible d’être « gagnant », l’autre participant à la discussion me disait tout de suite « stop, en apportant un argument décisif, tu risques de m’humilier ». J’ai connu un peu ça dans ma pratique enseignante, lorsque je montrais des erreurs de raisonnement à des élèves ou étudiants et que je voyais bien que je n’aurais pas du car… cela les humiliait. Mais s’il en est ainsi, alors cela en est fini de la discussion libre.

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    • Debbie dit :

      D’accord avec vous. Cette tendance participe, à mes yeux, à une tendance plus insidieuse, d’éliminer toute forme d’agressivité, tout conflit, toute.. « violence » de nos vies humaines, dans l’idée d’instaurer un Paradis de paix cotonneux sur terre.
      Je ne sais pas si ce paradis de « paix » cotonneux sur terre est possible, mais franchement, je n’en veux pas. Cela ne correspond pas à ma nature, comme vous l’avez déjà vu…
      Derrière ces arguments, je crois voir se profiler la redéfinition des frontières/barrières entre public/privé/intime. Je crois que la vie en société nécessite des différences entre ce qui se dit en public, en privé, et dans l’intimité.
      Internet a bien chamboulé la donne sur ces questions, vous voyez bien…

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  6. Bonsoir,

    Je viens de passer tout mon samedi a m’énerver contre des conspirationistes soit disant anarchistes americains qui pensent que Charlie hebdo est un agent imperialiste et « white suprematist ».
    J’ai essaye de redige un petit texte pour expliquer en quoi la une de Charlie hebdo sur les esclaves sexuels de Boko Haram n’est pas raciste.
    Je me permets de le citer :

    N’hésiter pas a me contacter, je serais ravi de collaborer avec d’autres gens pour faire de la pedagogie sur Charlie Hebdo. La publicité dont il a été victime étant inattendu, j’analyse que leurs dessins touchent sans précaution de nombreuses populations.

    Bien a vous
    Victor Reutenauer

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    • alainlecomte dit :

      Merci pour votre contribution, et vous avez raison de répondre aux arguments de nos amis américains, souvent inspirés par une idéologie très puritaine, respectueuse des religions et pleine de certitudes sur le bien et le mal (même s’ils se proclament anarchistes). Il est clair qu’ils ne comprennent rien à l’humour subversif de Charlie Hebdo. Il est plus facile de déclarer a priori que c’est raciste, sexiste ou je ne sais quoi. De fait, les dessins de Charlie sont souvent difficiles à interpréter parce qu’ils relèvent d’un contexte très précis que, souvent, on a oublié soi-même. Ainsi de la couverture que vous commentez. Et vous-même, je pense, ne lui donnez pas exactement la bonne interprétation. Moi aussi, j’ai beaucoup dialogué sur FB hier et j’ai trouvé ceci sur le même sujet, d’une certaine Danielle Laurent (que je ne connais pas) et qui me parait plus pertinent comme explication que celle que vous donnez :

      some example of misunderstanding This cartoon has been published several times , to stigmatize Charlie as racist , which is the exact opposite of the truth .

      Here is the context to understand the cartoon

      the cartoon is about demonstrations that took place in France, when the government wanted to limit the allocations for children , depending on the family revenue. It makes funs of people protesting when they have so much, while others have no rights in their country and are victims of the worst abuses. These are not the victims of boko haram who are mocked here, but the prosperous catholic families who were making a scandal about having their social prestations calculated depending of their income …

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      • Debbie dit :

        Et bé…
        Là, je tombe sur le cul.
        Vous parlez de « mal comprendre » un dessin qui, en tant qu’image, est polysémique.
        Ce qui est polysémique a une interprétation OUVERTE. C’est la nature même du langage en tant que système de SIGNIFIANTS, et non pas de signes où un mot égale (le verbe est soigneusement choisi..) UNE signification. (Le dessin se réfère à plusieurs populations, pas une seule, d’après mon interprétation, en tout cas.)
        Les langues humaines et les images ne se laissent pas réduire à un système de signes monosémiques, malgré le désir intégriste de tant de personnes de faire en sorte que cela soit possible (n’est-ce pas clair pour certains d’entre nous à l’heure actuelle que la révolution NUMERIQUE est une tentative de venir à bout de la polysémie ?).
        Donc, à offrir une interprétation monosémique du dessin de Charlie, à mon avis, vous péchez contre le langage.
        Comme j’ai dit plus haut, c’est pour notre plus grand malheur que les nouvelles technologies entre nos mains diffusent sur la planète toute entière des.. images (et des mots) hors de leur contexte culturel.
        Si seulement Internet était seulement une grande chance/possibilité de découvrir l’altérité de l’autre. Mais cela fait un certain temps que je constate à quel point nos différences sont gommées par cet « outil » qui, en découlant de la structure de notre langage, a la structure de notre langage, pour le meilleur et le pire.
        Pourquoi transformer les dessinateurs de Charlie Hebdo en… intégristes anti cléricaux ? Est-ce.. mieux que d’en faire des racistes intolérants envers l’Islam, se moquant des femmes musulmanes ? Est-ce républicaine ?
        Dans la vision de QUI ? (Se souvenir aussi que la république française n’est pas l’équivalent, le même que la république américaine. La laïcité française n’est pas la même que la laïcité américaine.)
        Je ne sais pas s’ils se seraient reconnus dans cette interprétation.
        Je renvoie les lecteurs ici à une des plus grandes tragédies de Shakespeare, « Macbeth », qui a pour thème l’équivoque, sous la forme des prédictions des sorcières pour Macbeth. Macbeth qui, dans le cours de la pièce, va découvrir à ses dépens combien il y a d’interprétations possibles pour ce qu’il a entendu.
        Nous disons bien plus ce que nous VOULONS dire, par les mots, ou par les dessins, et nous ne parviendrons jamais (je l’espère sincèrement…) à totalement contrôler ce qui sort de nos bouches, de nos plumes. Et nous entendons bien plus ou autre que ce que nos interlocuteurs croient dire, des fois.
        Je crois que cette observation est à la base d’une grande tragédie de la condition humaine, tragédie qui POURRAIT nous inciter à une plus grande réserve dans nos paroles/écrits. (Mea magna culpa…)
        En passant… je ne sais plus ce que le mot « raciste » veut dire, tellement il vadrouille partout sur la planète en ce moment, survolant tout contexte culturel local et relatif…

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  7. alainlecomte dit :

    vous dites des évidences. Je n’ai fait que proposer à ce monsieur une autre interprétation de cette image en soulignant justement le caractère extrêmement contextuel de ces caricatures, et je suis d’accord que la diffusion par Internet de ces images est terriblement dangereuse car elle ôte tout contexte.

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  8. flipperine dit :

    on ne pourra enlever l’humour des gens mais ce n’est pas pour cela qu’on doit tuer chacun a ses idées et on se doit de les respecter on aime ou on n’aime pas mais on ne devient pas terroriste et ces hommes qui ont massacré je les mets plutôt comme dans une secte

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