Peter Handke et la joie de résister (par les champignons)

On peut évidemment préférer lire des romans faciles, des histoires qui nous emmènent un peu loin (mais pas trop), des sagas familiales ou des confessions, on peut préférer une littérature qui ne regarde pas à la concession : au temps présent, à l’actualité, à ce qu’on attend qui tienne compte des préoccupations du moment. Houellebecq par exemple. Où l’on trouvera des allusions à la politique, aux querelles immédiates. Dans « Soumission », par exemple, que je n’ai pas lu à fond mais que j’ai juste parcouru parce que le livre m’est tombé sous la main, on parle de François Bayrou, on tient des propos anodins sur l’islam… Par les temps qui courent, ça fait vendre ou : ça a fait vendre car… déjà, deux ou trois ans après, ce genre de livre nous paraît vieux, déphasé, le parti d’extrême-droite s’est depuis dégonflé… et Bayrou est retourné à sa mairie, on ne songerait plus à inviter l’auteur sur un plateau pour parler avec lui des alliances possibles du PS pour combattre le FN, ou du rôle et de la place d’une politique de « soumission ». On n’oserait même plus écrire : « il y a pour moi un rapport entre l’absolue soumission de la femme à l’homme, telle que l’a décrite Histoire d’O, et la soumission de l’homme à Dieu telle que l’envisage l’islam » (p 260). Qu’est-ce qu’une idée pareille ? Exprimée dans une phrase si plate, si nulle, qui n’a rien à voir avec la littérature ? L’Histoire va plus vite que cette pseudo-littérature-là (que je qualifierai d’ailleurs plutôt d’anti-littérature), elle stérilise les vagissements d’un esprit pauvre avant même qu’ils aient pu donner lieu à un embryon de réflexion. La seule justification de cette production est, comme je l’ai dit, d’ordre mercantile. Il s’agit de humer l’air du temps et d’écrire un bouquin qui s’y intègre. Jusqu’à la prochaine crise, au prochain débat idéologique, au prochain attentat ou à la prochaine haine exprimée sur les réseaux sociaux.

photo extraite du site de France-Inter, © Maxppp / Cesar Cabrera/EFE/Newscom

Mais on peut aussi préférer se plonger dans des eaux plus pures, des univers moins fugitifs, des explorations que l’on n’attendait pas. Ou bien des cheminements sincères, au plus près d’une voix que l’on sait intérieure… Pour l’étonnement et l’imprévu, on penchera alors vers un auteur comme Peter Handke (pour les cheminements sincères, Charles Juliet bien sûr) qui nous a gratifié récemment d’un « essai sur le fou de champignons », qui est sous-titré : « une histoire en soi », comme si l’on s’attendait à autre chose, à une parenthèse dans l’oeuvre qui ne serait pas une histoire par exemple, ou qui compterait moins que d’autres livres dans cette production déjà abondante. Histoire curieuse que seul un écrivain curieux comme Handke pouvait raconter sans doute. Car qui d’autre aurait l’idée de consacrer cent quarante pages à… la folie des champignons ? N’est-ce pas délire de doux dingue ? Le personnage principal de cette histoire ne serait-il pas effectivement un « fou », un de ceux qui se baladent sur les ponts en se prenant pour un avion, ou qui lancent des baisers à la foule du haut d’un gratte-ciel ? Il est présenté comme un ami de l’auteur. Dans la vie civile, grand avocat, devenu célèbre. Mais qui a depuis l’enfance acquis cette passion de la cueillette, lorsqu’il escortait une famille migrante de son village qui cherchait à des fins de commerce des « petits jaunes » sur le flan des collines, dans les forêts. Bien vite, l’intérêt financier a disparu : le maigre revenu lui avait quand même permis d’acheter des livres, de s’instruire donc, ce qui lui avait ouvert la porte des études. Plus tard, la folie lui était revenue mais, cette fois, le fou de champignons allait à la cueillette parce que c’était sans doute la manière la plus pure de faire l’expérience de la découverte, celle du cas unique. Comme de ce somptueux cèpe sur lequel il tombe par hasard et qui le met en transes : « Le face-à-face, maintenant, était descriptible. « Mais regardez-moi ça ! » Cette chose, ce truc sous ses yeux, en même temps dans ses yeux, elle, il, était descriptible. Mais elle, il n’avait pas de nom en propre, aucun du moins qui, sur le moment, lui aurait convenu, à elle, à lui. Même « truc » ou « chose », ces termes n’étaient pas adéquats ». Où va-t-on quand on part ainsi à la chasse aux champignons ? Dans quelles ténèbres s’enfonce-t-on ? Et puis d’abord qu’y a-t-il de si excitant dans cette chasse ? Car notre héros perd de plus en plus les pédales : il oublie de défendre ses clients dans les procès où il doit plaider. Et même sa femme (avec qui il a eu un enfant) « perd son humour », comme dit l’auteur… et se décide à quitter un homme qui, lorsqu’elle tient une oronge dans les mains ne la reconnaît même pas, elle, tout absorbé qu’il est dans la contemplation du champignon… Alors on dira… que c’est l’esprit de résistance qui rend exemplaire cette quête absurde. Nous y voilà. Là où Peter Handke veut nous emmener, lui qui, en fait de résistance, est un bel exemple, non ? Lui qui, en tout cas, refuse qu’on l’enferme dans une case, comme il le rappelait il n’y a pas si longtemps au micro de Laure Adler.

J’ai souvent une réticence à évoquer le concept de résistance, tellement il est historiquement marqué, la résistance ça a été, c’est toujours, la résistance à l’occupant, se chiffrant en déportés, emprisonnés, morts, fusillés. Sans doute faut-il se dégager de cette emprise. Gilles Deleuze, vu dans une video sur Youtube récemment dans une belle envolée sur les différents types de sociétés qui se succèdent dans le temps (sociétés de souveraineté, sociétés d’enfermement, sociétés de contrôle) parlait de résistance en référant à Malraux qui l’identifiait d’abord à la résistance contre la Mort, telle qu’elle s’incarne dans l’Art. Après quoi, il pouvait se demander légitimement si tout art est résistance et si toute résistance n’est pas art. On pourrait alors étendre le concept considérablement, en faisant par exemple de toute activité qui s’écarte un peu des chemins du contrôle social une forme d’art. Ainsi Handke prétendrait-il sans doute que la cueillette des champignons en est une, lui qui écrit ceci (admirable prose) :

L’ultime aventure existait encore, qui sait pour combien de temps encore, même si l’on ne pouvait en saisir qu’une parcelle d’une parcelle […] Les champignons comme « Last wilderness », « L’ultime nature sauvage » ? Encore une chose « claire comme de l’eau de roche » à en croire mon fou de champignons : dans la mesure en effet où ils étaient maintenant les seules plantes sur terre qui ne se laissaient pas cultiver, pas civiliser, encore moins domestiquer ; les seules à pousser de façon sauvage, insensibles à l’influence d’une quelconque intervention humaine.
Les champignons de Paris, les pleurotes en huître, les pholiotes, tous les « takés » japonais et autres, on pouvait bien les cultiver et les planter ? Même les truffes, bien que de façon indirecte, en plantant certaines essences d’arbres ? Pas des champignons, ça ? – « Clair comme de l’eau de roche, pour la troisième fois » : la possibilité de les cultiver n’était pas l’aventure à laquelle il songeait ; ne comptaient que les champignons poussant à l’état sauvage ; les champignons cultivés, les agarics champêtres, les pleurotes en huître, les pholiotes, les collybies à pied velouté, les champignons noirs, les armillaires, tout cela était un trompe-l’oeil, cloné, et ils étaient commercialisés sous des faux noms, pas fondamentalement différents quant à la couleur et l’odeur, mais sans aucune tenue, du commencement jusqu’à la fin, comparés à leurs devanciers éponymes, « nuls et non avenus, tant dans la main que dans la bouche ensuite ». Et de surcroît : le peuple premier des champignons, pas simplement les hongos, mais aussi les russules, délicieuses d’une autre façon, les lépiotes élevées, les faux mousserons (alias senderuelas alias nymphes des montagnes), les setas de los caballeros, les oronges, les morilles, les tricholomes équestres de la Saint-Georges, les setas de San Juan, les têtes-de-moines, les trompettes des morts, les oreilles de Judas ou oreilles du diable, les hypholomes à lames enfumées, les hydnes imbriquées, les sparassis crépus, les polypores en ombelle – tous restaient rétifs à la culture, et aussi longtemps que ces derniers résisteraient à la culture parmi toutes les plantes du globe, « mon et notre aller aux champignons restera partie prenante dans cette résistance et cette aventure de la résistance ! ».

Dans les dernières pages, cet ami revient. Guéri ? Il semble plutôt que ce qui revient, c’est le fantôme, le personnage auquel se voue l’écrivain. Ainsi est-il là quand l’écrivain écrit son histoire, balayant des feuilles mortes, cueillant des cynorhodons… « toutes ces choses, même les quelques rares chataîgnes, il les sortait vraiment comme par magie, quand il rentrait, de ses poches, de ses manches et même de ses revers de pantalon ». Comme par magie… il nettoie aussi les chaussures, les bottes en caoutchouc de l’écrivain. Puis pour son anniversaire, lui, l’écrivain, a l’idée d’une réunion à trois, avec la femme de l’ami, qui revient, donc. Un autre ami vient se joindre à eux. Et finalement, tout se termine comme dans un conte.

A une heure avancée, à l’Auberge du Saint-Graal, nous cherchâmes à deviner l’heure qu’il était. Nous nous trompâmes tous les quatre. Mais celui qui se trompa le plus, se fourvoya le plus magistralement, ce fut lui.

On peut sans doute en conclure que le réel du poète ignore nos représentations du temps.

Ce court texte est d’une prose magnifique, souvent grave mais n’ignorant ni l’humour ni le clin d’œil au lecteur, drôle donc, ironique, inclassable parmi les œuvres. Peter Handke peut faire peur. Dans ses interviews, la plupart du temps il nous déroute. Acceptant volontiers de se décrire comme un dandy (cf. le choix musical qu’il fait dans l’émission de Laure Adler : « Dandy » par The Kinks!) tout en étant conscient que sa vie, qui ressemble à celle d’un ermite, peut effrayer. Je me souviens que lors d’une ancienne interview il confessait prendre parfois le RER tard le soir et à la question de la journaliste : « vous n’avez pas peur ? », il répondait : « oh non, c’est plutôt moi qui fais peur aux autres ».

Pour revenir à cette idée de résistance : n’y a-t-il pas quelque chose de l’ordre de la résistance, aussi, dans le choix de nos lectures. Lire Handke, ici, manifesterait le refus simple d’aller vers nos représentations les plus évidentes afin d’ouvrir un espace étrange (comme on parle en physique d’attracteur étrange) ou bien comme il l’écrit, de faire aller un récit « où il a envie d’aller, là où est sa place, dans l’Ouvert, comme l’a proclamé un autre que moi ! » (Rilke, bien sûr).

Mais pourquoi « résister » me demandera-t-on peut-être, est-ce pour des raisons « idéologiques » ? (on sait que certains politiques se gonflent d’importance en prononçant le mot…) Non, répondrais-je, simplement pour des raisons de joie, la joie que l’on éprouve à se mettre en marge, même un fugitif instant, du flot continu des « mots évidents », la joie qu’on a ressentie à pénétrer dans une onde claire qui n’a pas encore été brouillée par les bavardages, de ne pas suivre tout à fait ce qu’on a déjà formaté pour nous dans le but soi-disant d’exciter notre plaisir.

Il a dû falloir pour traduire ce texte un talent hors du commun puisque lorsque nous le lisons, nous admirons à ce point sa langue que nous ne doutons pas un seul instant qu’il n’ait été écrit en français alors que le texte original est en allemand. Gloire donc à Pierre Deshusses, le traducteur !

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9 commentaires pour Peter Handke et la joie de résister (par les champignons)

  1. Un livre (pas encore cueilli) sans doute hallucinant… 🙂

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  2. chantal Serrière dit :

    Lire aussi le très beau livre de Pierric Bailly « L’homme des bois », éditions Pol, où l’on voit que la cueillette des champignons n’est en effet jamais anodine.
    Mais est-il vraiment nécessaire de mettre en parallèle Houellebecq et Handke pour mieux mépriser le premier?

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  3. Debra dit :

    Je partage avec Handke cette faculté maintenant de faire peur des fois aux gens.
    Il m’a fallu du temps pour m’en rendre compte, (tellement je me sentais une petite chose anodine et inoffensive…) mais maintenant, j’y suis assez indifférente. Cela est.
    C’est dommage d’employer le mot « folie » pour ce qu’on pourrait dire avec « passion ».
    Il est important de bien délimiter… les frontières entre les mots. Pour moi, le mot « folie » a gagné trop de terrain perdu par le mot « passion ». Tous les deux, en quelque sorte, sont de plus en plus domestiqués, comme l’Homme d’ailleurs.
    Des lectures qui me viennent à l’esprit avec votre évocation de Handke… Giono, et « Un roi sans divertissement ». J’adore ce texte. Il est très fort pour moi.
    Il y a deux soirs mon mari et moi avons passé notre dîner à beaucoup parler avec nos invités du « Dom Juan » de Molière. Un texte où on peut voir à quel point Dom Juan est d’une très grande sincérité, qu’avec sa sincérité il balaie l’ordre social, tout en se faisant balayer lui-même. Décidément, la sincérité n’est pas aussi bonne que nous le voulons imaginer…Le sincère est, comme le mot le dit dans son programme, fait d’un bloc tout entier, et cela a quelques inconvénients pour la vie en société, du moins. Je crois pouvoir le dire en connaissance de cause, d’ailleurs…
    Oui, pour le plaisir de la marge, le plaisir à trouver de nouveaux terrains… d’aventure dans un monde balisé, sécurisé, aseptisé à mort, jusque dans les images. Le paradoxe est qu’il faut beaucoup d’imagination pour contourner les balises à l’heure qu’il est, et résister à tant d’images qui n’ont pas beaucoup d’imagination derrière.
    Oui à une langue qui a des odeurs, des rugosités. Merci pour le traducteur, même si peut-être faut-il que les traducteurs restent dans l’ombre.. (sauf quand on s’attache à la singularité d’un traducteur et voudrait le retrouver).
    Pour la soumission, vous connaissez mes idées. Le mot « soumission » est organisée avec l’étymon « sous ». C’est ce même étymon qui nous a donné « sujet », mais « subjonctif », par exemple. Vous êtes dans une bonne position pour savoir combien le subjonctif, le subjectif ont perdu du terrain en face de l’indicatif, le temps de la réalité objective. Cette perte de terrain est catastrophique pour l’Homme, de mon point de vue. Si, pour continuer à ressentir comme sujet il faut que je continue à me soumettre, et bien, j’accepte. L’alternatif est vraiment trop glauque à mes yeux.
    Regardez un peu comment finit Don Juan. Ce n’est pas enviable.

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    • alainlecomte dit :

      oui pour la soumission (un peu) mais ce que je ne supporte pas c’est l’image utilisée par Houellebecq de « l’absolue soumission de la femme à l’homme », c’est vraiment méprisable d’écrire cela (même si, je sais, H. met ça dans la bouche d’un personnage, mais on sent tellement quand on le connaît un peu que c’est vraiment lui qui pense cela, à titre de provocation bien sûr).

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      • Debra dit :

        Et bien.. Houellebecq en Dom Juan ?
        Je compatis, n’osant pas du tout jeter la pierre, comme j’habite dans une maison de verre.
        J’aime beaucoup « La Mégère Apprivoisée » de mon cher William.
        La pièce est devenue presque inentendable à notre époque. Mais il y a toujours eu des époques où elle a été inentendable. Songeons un peu aux « Précieuses Ridicules » de Jean-Baptiste. Lui non plus n’est pas tendre. On n’a pas du l’épargner pour sa critique sociale non plus.
        Je peux comprendre. Il est donné aux femmes le privilège de porter les (futurs…) hommes dans leurs ventres, les nourrir au sein, et les tenir rageusement par la main jusqu’à l’âge (fort tardif de mon point de vue…) de raison, dans une relation de pouvoir considérable, pour ne pas dire absolue. Et… elles ne sont toujours pas satisfaites ?
        Mais… QUE VEULENT-ELLES ENCORE, PARDI ?? (Peut-être si elles ne jouissaient pas tant de leur pouvoir sur leur progéniture mâle, ((parfois même à leur insu…)) la sortie du gynécée français serait moins douloureuse, et le rapport entre les sexes plus constructif. On peut rêver.)
        Le vrai puissant (et non pas le petit chef ou la petite cheftaine) est celui qui sait qu’il a le pouvoir et se tait pour ménager la susceptibilité de celui… qui est en son pouvoir, pour l’harmonie des relations sociales.

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  4. chantal Serrière dit :

    Un grand bonjour, Alain.
    Mais oui, un auteur a le droit de faire dire à ses personnages, même le pire sans être confondu avec eux ! Par ailleurs, « Les particules élémentaires » offrent une panoplie de personnages féminins, de la plus libérée et loin de la soumission aux hommes, à la plus soumise ou à la plus généreuse. Ce qu’il advient d’elles, j’en conviens, n’est guère enviable quelles qu’elles soient! Houellebecq est pessimiste, c’est vrai. Pour simplifier, disons qu’il pense surtout ( son enfance y est certainement pour quelque chose) que la femme a perdu tout instinct maternel, tout instinct de protection. Donc, tout est perdu pour l’humanité. Les hommes, de ce fait, ont perdu tout ancrage…Tous les totalitarismes sont possibles. Comme on le voit,c’est plutôt une vision idéalisée de la femme.

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    • Debra dit :

      C’est intéressant votre point de vue. Merci. J’ai dit plus haut que Houellebecq est peut-être une nouvelle incarnation de Dom Juan… qui est un personnage très ambiguë pour l’Occident.
      Il me semble que quand les circonstances jettent les femmes dans la nécessité de devoir faire concurrence avec les hommes pour « gagner » leur vie, et bien, cela ne favorise pas la fameuse tendresse et douceur qui sont souvent associées à la condition féminine, surtout dans l’esprit des hommes (idéalisme, comme vous le dites).
      Mais Jacqueline de Romilly fait remarquer que dans l’Athènes classique (très idéalisé) et « démocratique » qui nous a donné les tragiques grecques, la douceur et la tendresse ne sont pas au rendez-vous. (Elle a écrit un livre sur la douceur.)
      Il est paradoxale que le régime républicain/ »démocratique » ? ne semble pas être propice à la douceur…

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  5. alainlecomte dit :

    Mesdames, il est amusant de vous lire « roucouler » ainsi sur la perte des valeurs de la féminité dont serait responsable notre époque… A l’heure de #metoo, c’est d’autre chose qu’il s’agit et il faudrait une bonne fois pour toutes reconnaître la violence subie par les femmes (pas vous, bien sûr) un peu partout dans le monde et jusqu’à nos portes. Les valeurs de la féminité dont vous parlez sont largement transgenres et peuvent aussi être portées par les hommes. Peter Handke en est un superbe exemple, vous semblez oublier que ce billet est avant tout consacré à lui. Sur la douceur, je vous reporte à son beau récit déjà ancien « Histoire d’enfant ». Si j’ai parlé de Houellebecq en introduction, c’est bien parce que j’estime qu’il n’y a pas de couple plus antagonique que Houellebecq – Handke.

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