Brazil, Brazil – I

25 aout

Arrivé hier soir (heure locale) à l’aéroport international de Rio. Attendu par L.C.P. Ai voyagé en compagnie de M. B. et son épouse, ainsi que A.M., M.B. et O.L. Tous espérés pour participer à l’Ecole de Logique de Paraty (Etat de Rio de Janeiro) suivie de la conférence sur « Syntaxe transcendantale et conditions de possibilité du langage » ( !). La nuit était rendue moins noire par la présence de la Lune, pleine, au zénith, promenant son œil unique et torve sur un paysage de gratte-ciel et de favélas.

Vue de l’autoroute pénétrant dans la ville, bordée d’amoncellements  de containers venant du port, Rio avait des airs de Grand Marseille. Hôtel pour groupes de touristes dans le quartier de Catete, près de la plage de Flamingo. Retrouvailles avec les autres sur la place pleine de terrasses du quartier Gloria, au pied de la petite colline dominée par l’église d’Outeiro da Gloria, charmante petite église baroque. Caipirinhia de bienvenue.

Ce matin, je me suis aventuré à l’extérieur. Ai marché dans le soleil aveuglant vers le bout de la rue qui ouvre sur un grand parc, prélude à la plage. Sur la plage ai foulé le sable fin en clignant des yeux pour observer le pain de sucre avec  son drôle de téléphérique, fait de gros câbles noires sur lesquels glissent les roues des wagonnets, comme ceux dont ici on use pour véhiculer le ciment d’une rive à l’autre de la rivière.

L’autoroute était fermée aux voitures, comme paraît-il tous les dimanches afin d’encourager les cariocas à faire du sport. En fait de sport, ce matin, c’est  triathlon. Je regarde un moment les athlètes musclés, hommes et femmes, qui en terminent avec le parcours cycliste avant d’entamer leurs dix kilomètres de marche. L’autocar arrive à dix heures. Il doit tous nous emmener à Paraty. En chemin, entre l’hôtel et le car, presque sous mes yeux – mais je ne vois rien – un jeune se fait arracher sa chaînette en or. Le même s’était, parait-il, fait dépouiller deux jours avant, au cours de la nuit, dans le quartier de Lapa. Pas de chance. Pas prudent.

La route longe la côte, laquelle est très découpée. Tellement que parfois on se retrouve avec la mer à droite, comme si nous montions vers le Nord. Relief de collines, souvent en forme de pains de sucre, îles, ports de plaisance, palmiers et bananiers. Fleurs comme des flammes, rouges, orange. A l’entrée de Paraty, le car s’arrête, il n’a pas le droit d’aller plus loin. La petite ville, très touristique, essaie de limiter la présence des lourds véhicules. Un canal descend vers l’océan, bordé de maisons aux toits de tuiles rondes et de bougainvilliers qui se reflètent dans l’onde verte. Pousada de luxe. Bungalows, appelés « chalés », séparés. Chacun le sien. Dans les arbres de petits singes, certains disent « ce sont des lémuriens », recrachent les coques des fruits qu’ils grignotent. Piscine. Le soir, nous découvrons le Paraty historique, qui nous semble un décor de théâtre.

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5 commentaires pour Brazil, Brazil – I

  1. En plus du pain de sucre, on déguste.

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  2. alainlecomte dit :

    merci du commentaire. Oui, on en prend plein la g…

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  3. michèle dit :

    Le pas de chance, je me le prends dans le cou. Il m’est arrivé la même chose à Naples. J’en ai été marquée au fer rouge au moins six mois.

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  4. k.role dit :

    ah ! Brasil ! meu amor… un voyage que je fis dans ma jeunesse et qui m’a marqué à jamais 🙂
    vous nous ferez bien une petite aquarelle pour l’occasion !

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  5. alainlecomte dit :

    merci k.role pour la musique! hélas non, il n’y aura pas de petite aquarelle car je n’avais pas pris mes couleurs, et je ne pense pas que j’aurais eu le temps… Bien dommage car le paysage s’y prêtait.

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