Carnet de lecture – La Montagne magique

Voici une rubrique nouvelle. Jusqu’à présent je ne parlais d’un livre qu’après l’avoir lu, pour en faire ce que les gens instruits nomment une « recension ». A faire cela, on se concentre sur un résultat, celui d’une lecture finie. Or, la lecture est un chemin, et il peut y avoir aussi un intérêt à décrire ce chemin, de la même façon que l’on aime à décrire le sentier par lequel nous faisons une randonnée en montagne, ou bien ce que l’on nomme, lorsque le voyage est lointain, un trek. Décrire un trek, c’est dire les étapes, les arrêts au sommet d’un col, la dureté, l’aspérité de la pierraille, le sentiment de frayeur à dominer les précipices, la peur qu’un caillou nous entraîne au fond d’un ravin, d’une rivière tumultueuse ou d’un lac dormant sous les cimes enneigées. La lecture, souvent, c’est exactement cela, avec ses moments d’ennui aussi, lorsque le fond d’une vallée nous apparaît monotone, avec ses passages arides lorsqu’on a à traverser une plaine désertique, sur un sol salé et sous un soleil de plomb, et puis ses joyeuses épiphanies, découverte d’une plante inconnue, observation d’un oiseau rare que l’on ne peut voir que là où on est, au bord des étangs du Tsokhar par exemple, en Inde du Nord.

Plaine du Tso Khar en 2000 – photo A.L.

Je vais donc faire un carnet de mes lectures comme jadis je fis de jolis carnets de voyage, m’arrêtant parfois au pied d’un chörten pour sortir mon attirail d’aquarelle et brosser en vingt minutes le paysage coloré qui s’offrait à moi.

Je parlerai par exemple de ma lecture de « La Montagne magique », livre célèbre de Thomas Mann, que me recommanda mon ami Albert, lequel me disait récemment qu’il me trouvait bien mou à cette lecture… voulant dire bien sûr que j’avançais lentement. J’avais beau dire que j’avais d’autres choses à lire… que j’avais commencé d’autres livres… Mais je commence toujours trente-six livres en même temps et je ne vais pas au bout de tous, malheureusement. Autrement dit, mes lectures sont comme des chemins multiples et parallèles, à se demander parfois comment je n’embrouille pas mes pas. Il y a eu récemment aussi le décès de ce grand poète, Philippe Jaccottet, qui m’a conduit à lire ou relire quelques unes de ses œuvres… j’en parlerai bientôt. Sans compter qu’en général la lecture d’un écrivain me fait penser à un autre, selon ceux que cet écrivain cite. Ainsi Jaccottet parle-t-il d’André du Bouchet et de Jacques Dupin qu’il me faut bien lire aussi… On entre donc dans la lecture comme on entre dans un jardin sombre et touffu aux multiples allées que l’on voudrait toutes emprunter simultanément. Voilà même qu’ayant assisté à l’émission de Busnel, je me suis laissé tenter d’acquérir le dernier Delerm, ayant renoncé à Chantal Thomas car ne l’ayant pas trouvée chez mon libraire… Lionel Duroy m’a fait de l’œil, mais j’ai résisté… il me semble un peu fêlé, cet homme-là… (je plaisante, hein). (non que je me refuse à lire ce qu’écrivent les gens fêlés, loin de moi… mais si l’écrivain n’est que fêlé, alors non, ça ne vaut pas le coup).

Thomas Mann, donc. Livre étrange car il nous parle d’une expérience qui nous semble lointaine dans le temps. Lointaine car il y a longtemps, fort heureusement, qu’il n’y a plus de sanatorium dans les Alpes et que les gens ne meurent plus de tuberculose par centaines de milliers chaque année. La vaccination a décidément du bon et il faut rendre grâce ici à messieurs Calmette et Guérin. Car au temps de ce roman, la maladie explosait, rares étant les familles dont un membre au moins ne devait pas partir se mettre à l’écart dans un de ces centres qui faisaient vivre les populations rurales de nos montagnes, ou de nos bords de mer : j’ai eu de quoi connaître le cas des tuberculoses osseuses qui se soignaient exclusivement en centre hélio-marin, soit à Berck, plage du Nord, soit au Grau du Roi, port de pêche près de la Camargue, à cause de mon père qui souffrit à l’époque – on était dans les années cinquante – du mal de Pott, mal causé par le bacille attaquant les vertèbres. Le sanatorium de Davos où se situe l’histoire contée par Mann me rappelle donc ces années où, petit enfant, j’allais voir mon père allongé sur la galerie exposée aux airs marins de cet hôpital un peu particulier. J’y trouvais d’autres enfants de mon âge, qui, comme moi, avaient leur père alité. Nous jouions ensemble aux petites voitures sous les draps qui retombaient des lits et les barres métalliques qui portaient les matelas, et au-dessous donc, de ceux qui souffraient. Et même, parfois, mouraient (le mal de Pott cervical étant le pire, celui qui souvent se terminait par un décès).

Les gens qui ont lu le livre ne m’en voudront pas de rappeler qu’il s’agit de l’expérience vécue par un certain Hans Castorp, âgé de vingt-quatre ans, qui est venu simplement rendre visite à son cousin Joachim Ziemssen. L’arrivée dans la station suisse est déjà en elle-même un petit chef d’œuvre : on escorte le jeune Castorp dans sa lente montée à bord d’un de ces tortillards de montagne qu’affectionnent tout particulièrement les Suisses (il en reste encore beaucoup, qui vous font grimper à Zermatt, Zinal ou Morteratsch). Le jeune hambourgeois peu familier des montagnes connaît là ses premières frayeurs, impression que la masse rocheuse gigantesque va lui tomber dessus, certitude que le train ne parviendra jamais à franchir les a-pics, angoisse face à l’ombre qui s’agrandit au cours de la journée. « A droite, des torrents grondaient dans les profondeurs ; à gauche, de sombres épicéas, entre des blocs rocheux, tentaient de se hausser vers un ciel d’un gris minéral ». Quand il arrive à Davos-Dorf, son cousin l’attend. Une personne de l’établissement prend les valises, et les deux compères se mettent à deviser. Hans est surpris par la manière dont Joachim, qui a adopté pleinement le rythme de vie de l’institution, projette une représentation du temps qui n’est plus celle que l’on partage habituellement en bas, dans la vallée, un temps où trois semaines sont l’équivalent d’une journée et où il apparaitrait normal d’accueillir un visiteur pour six mois, ce qui est bien plus que ce que Hans a prévu de passer auprès de son cousin. D’ailleurs plusieurs fois par la suite, il insistera sur le fait qu’il n’est que de passage, inutile d’acheter une malle de fourrure quand on doit repartir bientôt, inutile bien sûr de se faire ausculter par les médecins puisqu’on est là en simple visite… Il est tout autant étonné par cette insistance portée par Joachim à parler de ce « nous, là-haut » comme si déjà le jeune cousin s’était aggloméré à un groupe que Hans ne connaît pas encore, mais ne peut lui apparaître à ce moment-là que comme une société étrangère et bizarre. Surpris aussi que la mort soit devenue si familière à son cousin qui parle désormais sans gène de ces « cadavres que l’on doit descendre en bobsleigh du sanatorium le plus élevé ». Leurs cadavres ? Allons bon, et puis quoi encore ? S’écria Hans Castorp, soudain pris d’un rire effréné, irrépressible, qui ébranla sa poitrine et fit presque grimacer de douleur son visage engourdi par la bise. En bobsleigh ? Et tu me débites ça comme si de rien n’était ? Et quand il découvre sa chambre, la 34, c’est pour apprendre incidemment que si elle se trouve libre c’est parce que l’avant-veille… une Américaine y est morte. Ensuite la découverte du milieu ambiant, des rituels des repas, des tics et habitudes des pensionnaires. Personnages étranges comme cette femme en noir, mexicaine éplorée qui erre dans le jardin et que l’on a baptisée « Tous les deux » car elle ne cesse de raconter à chacun sa triste histoire de mère ayant perdu ses deux fils de la redoutable maladie, « oui, tous les deux », ou bien ce couple russe qui n’est décidément pas sortable car ils font l’amour bruyamment dans la chambre d’à coté, ou cette madame Stöhr, « rougeaude aux cheveux gras » et qui est si bête, qui manque tellement de culture qu’elle confond les produits cosmétiques avec les produits cosmiques… Comédie humaine rythmée par les repas, les siestes obligatoires et les conversations enflammées. Hans n’y comprend pas grand-chose, il croit même à une mauvaise blague quand il rencontre sur son chemin un groupe de jeunes gens qui « sifflent du ventre », quelque tour de passe passe sans doute, mais non, il s’agit de personnes ayant subi un pneumo-thorax, autrement dit le gonflement au moyen d’un gaz d’un poumon en mauvais état pour lui éviter de travailler, les gens ainsi soignés ne respirant qu’à demi-poumon. Cette société a rompu les codes admis par le monde d’en bas, on peut y voir un médecin qui rabroue son patient mourant en lui disant : « vous serez bien gentil d’arrêter vos histoires ! »

J’ai été étonné par un passage qui aborde le sujet du temps (Digression sur le sens du temps, p. 159). Il y est dit que notre vécu du temps menace de disparaître lorsque la monotonie est incessante, or c’est ce vécu qui est associé à la joie de vivre. On pense que la nouveauté fait passer le temps, alors que l’ennui le ralentit, mais en réalité, le vide et l’ennui ne font-ils pas dilater l’instant et le rendre interminable tout en allégeant les énormes masses de temps – les mois et les années – jusqu’à les réduire à néant ? A l’inverse, ce qui est intéressant à vivre raccourcirait l’instant mais, en donnant à la vie dans son ensemble plus de poids, feraient se passer plus lentement les années intéressantes… Si rien n’interrompt le train-train, de grands laps de temps diminuent d’une façon qui nous donne un coup au cœur ; chaque journée étant comme les autres, tous les jours ne semblent n’en faire qu’un ; si l’uniformité était totale, la vie la plus longue serait perçue comme fort brève et s’éclipserait sans crier gare. L’habitude endort notre sens du temps. Introduire des changements d’habitudes et des renouvellements est, on le sait bien, le seul moyen de se maintenir en vie, de réactiver son sens du temps, de rajeunir, renforcer et ralentir notre vécu du temps, et, ce faisant de restaurer toute notre joie de vivre. Tel est le but des changements d’air et de décor, des villégiatures balnéaires, telle est la vertu réparatrices des diversions et des épisodes.

On comprend ainsi que les premières journées puissent donner lieu à des descriptions minutieuses et paraître fort longues, mais qu’ensuite, la routine aidant, il n’y ait plus à s’étendre sur ces détails, un jour est un jour, tous se confondent et l’on peut en effet vivre trois semaines comme si c’était un seul jour, voire beaucoup plus : vivre une vie comme si elle s’était déroulée en un instant. Le lecteur ne peut faire autrement que se rapporter à sa propre vie et trouver alors de multiples exemples illustrant cette « théorie », comme la rapidité avec laquelle s’écoule le temps de la vieillesse, lequel par définition est moins marqué par la nouveauté, sauf quand tout à coup surgit du nouveau qui nous porte à revivre des moments de notre jeunesse, comme un voyage fait dans un pays que nous ignorions ou la manière de se lancer dans une activité nouvelle.

Ainsi,La montagne magique a un immense rapport à la réalité présente, notre confinement, et je m’étonne qu’on ne l’ait pas davantage dit. La Peste de Camus a fait l’objet de multiples références au cours du premier confinement, mais il y est question d’une maladie ayant des effets très différents de notre Covid (on y meurt beaucoup plus, et beaucoup plus certainement)… alors que l’existence au sein d’un sanatorium, où la mort rode certes, mais n’est pas aussi inévitable que dans le cas de la peste et laisse en tout cas de nombreux jours avant de se manifester, peut être rapproché de la vie sous confinement, comme si, en somme, nous vivions sans arrêt en ce moment dans un sanatorium à ciel ouvert. Ainsi sur le déroulement du temps, il est probable que nos périodes de confinement nous sembleront plus tard comme des temps très courts, des parenthèses toujours vives en mémoire certes mais en face desquelles nous nous demanderons toujours comment nous avons fait, comment nous nous sommes pliés à toutes ces règles sans souffrir davantage et surtout comment il se fait que nous ne nous soyons pas davantage ennuyés, que nous n’ayons pas été davantage affligés. La monotonie et le respect des règles auront contracté notre perception du temps, le rendant finalement insignifiant, tel qu’il restera à tout jamais dans la mémoire des plus jeunes (pour les plus anciens aussi, mais moins fortement puisqu’ils ont déjà pris l’habitude d’une certaine régularité…).

Il y aurait bien sûr quelques différences de taille à développer. Je ne crois pas que le climat actuel soit propice – hélas ! – aux effervescences des nouvelles rencontres, aux plaisirs d’assister à des conférences et des concerts aptes à nous faire sortir de la morosité. La vie dans un sanatorium ressemble à l’atmosphère d’une bulle grâce à laquelle les malades s’abstraient de la routine « d’en bas », qui est une autre sorte de routine, ce qui permet l’ouverture vers des aventures possibles. Et qui parle d’aventure parle inévitablement d’aventure amoureuse. On disait beaucoup autrefois que les malades envoyés en sanatorium y donnaient libre cours à leur libido, on attribuait cela à la maladie, qui aurait contenu en elle-même les germes d’une sensualité débridée, mais le roman de Thomas Mann nous montre plutôt que cela résulte de l’ambiance pour le moins étrange qui règne en ce monde coupée du « réel », dans cette opposition entre « monde d’en haut » et « monde d’en bas ». Ainsi, plus il se développe, plus ce roman apparaît comme une gigantesque métaphore, une parabole de ce qu’il advient lorsque le monde se dédouble en deux sous-mondes qui s’opposent, l’un tenant lieu de base concrète où se déroulent les transactions économiques (Hans sort des études, il est promis à un bel avenir d’ingénieur dans les constructions navales, ses oncles gèrent sa fortune) et l’autre d’un univers de rêveries où se déroulent les amours, un peu éthérées, et où l’on discute d’œuvres d’art ou de grandes idées philosophiques (avec l’homme de lettres Settembrini par exemple).

Très vite apparaît une femme dont la présence va finir par s’imposer. La manière dont Mann la fait entrer dans la narration est magistrale. Vers la page 120, une porte claque. Hans ne peut supporter ce genre d’inconvenance : dans la bonne société, on sait retenir les portes et les empêcher de claquer. Cela l’intrigue, qui peut bien être à l’origine de ce bruit intempestif ? Quand il voit surgir à l’entrée de la pièce cette femme jeune et élancée… la première réaction est : « une bonne femme ! J’en étais sûr ». Quel premier contact étonnant, et qu’on jugerait aujourd’hui bien sexiste, avec un personnage dont il va tomber amoureux.

Elle s’appelle Madame Chauchat. Une Française ? Non, une Russe, mais dont le mari sans doute à une ascendance française, d’où son nom. De plus en plus souvent, Madame Chauchat laisse son emprunte parfumée auprès de Hans Castorp… où cela va-t-il nous mener ? C’est l’occasion de disséquer, pour Thomas Mann, la naissance d’un amour. Quel rôle joue par exemple le souvenir d’une émotion antérieure, qu’elle vienne d’une femme ou d’un homme, comme c’est le cas ici de cet ancien copain d’école secrètement admiré et qui s’appelait Pribislav Hippe, dit « le kirghize » ? Madame Chauchat, que l’on n’appelle pas encore de son prénom, Clavdia, en a les yeux, un peu fendus, un peu obliques, séparés par un espace un peu trop large, surplombant les pommettes saillantes un peu trop rouges. Va jouer un rôle aussi sûrement la conférence du professeur Krokovsky (spécialiste en « décomposition psychique », où l’on voit une allusion à la psychanalyse), qui porte sur l’amour, justement, et les rapports entre l’amour et la maladie, celle-ci n’étant peut-être qu’une manifestation d’un amour refoulé (ah ! Le conflit entre amour et chasteté, désir individuel et convenance sociale) ?

Enfin arrive ce que l’on pressent : éternuements, toux, frissons. Ce que l’on met aussitôt sur le dos d’un mauvais rhume (n’y a-t-il pas tant d’occasions de prendre froid au cours de ces balades que l’on va inévitablement faire en montagne?), mais qui bien vite s’avère plus grave. Voilà notre héros pris à son piège, lui qui jouait les hommes en bonne santé, les membres de la société valide, qui ne font qu’un petit tour parmi les malades et puis s’en vont… le voilà cloué au lit pour au moins trois semaines et avec aucune perspective de repartir avant des mois… (si tout se passe bien). Dans notre situation actuelle, combien se sont sentis aussi forts, hors d’atteinte, prêts à refuser toute mesure de précaution afin de continuer à profiter des plaisirs de la vie, restaurants, bars, salles de spectacle, avant de se retrouver en piteuse posture, affreusement malades quand ce n’était pas en réanimation dans un hôpital saturé. La nuance est que la tuberculose attaque en douceur, laissant voir le temps passer quand les malades de la Covid sous forme grave ont à peine le temps de réaliser ce qui leur arrive.

J’en suis là de ma lecture. Elle suivra son chemin…

L’une des raisons essentielles qui font que l’on hésite souvent avant de se lancer dans une grande œuvre est qu’on ne peut la lire sans s’engager fortement : la lire c’est la vivre, or, il faut bien avouer qu’on a toujours quelque appréhension à aller dans une aventure qui va nous couper de la vie, ou du moins, de ce que nous imaginons spontanément être la vie, à savoir le quotidien, la distraction perpétuelle de l’attention, l’absence de stabilité, l’esprit qui sautille, alors que l’œuvre nous ramène toujours au même point, nous oblige à nous concentrer. Dès que nous la retrouvons après l’avoir abandonnée un court temps, c’est, et nous le savons, pour la reprendre au point exact où nous l’avions laissée : elle nous attendait et elle n’a pour nous aucune indulgence, nous devons nous replonger, quoiqu’il en coûte… Ces périodes comme celle que nous traversons en ce moment auront donc eu le mérite important de nous donner des plages de temps très longues pour cela.

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Un commentaire pour Carnet de lecture – La Montagne magique

  1. Debra dit :

    J’approuve votre démarche, et la trouve intéressante. Je n’ai pas de très grande oeuvre dans mes lectures en ce moment, mais j’en ajouterai une, probablement.
    Que nos rapports à la montagne ont bien changé depuis le 19ème siècle, où nous avons commencé à grimper dedans (pour les citadins..) pour l’aventure sportive, pour nous ressourcer, pour retrouver la nature afin de.. communier ? avec elle.
    Et puis, ces sanatoriums…
    La tuberculose était souvent une maladie qui frappait une jeunesse… de passage entre les époques de la vie. Elle jouait le rôle de nécessiter des années…sabbatiques. On s’est beaucoup interrogé sur cet aspect de la maladie.
    Et puis, vous aimeriez savoir, je crois, que ce ne fut pas les vaccins qui ont fait reculer la tuberculose, c’est surtout la découverte des antibiotiques, et l’amélioration des conditions de vie pour beaucoup de personnes. Le vaccin contre la tuberculose est très contesté, comme ses résultats laissent à désirer…
    Pour la naissance de l’amour, j’adore toujours regarder les vieux films de Hollywood, les comédies romantiques américaines. Elles avaient le mérite d’avoir compris toute l’ambivalence, l’agressivité.. NATURELS dans le sentiment amoureux… et qui lui donne sa complexité, son charme, même. Pas d’amour romantique dans notre grand parc d’attraction/zoo aménagé et obligé.. d’après moi, en tout cas. L’ambiance dans Disneyland est trop.. aseptisée…
    Pour l’opposition des deux mondes… le monde « concret », SOI-DISANT économique me semble une caricature de ce que Freud appelait le phallique, peut-être pas à confondre avec une simple opposition… masculin/féminin. (Se souvenir que « masculin »/ »féminin » sont des adjectifs qualificatifs qui sont donc… détachables des corps sexués. Cela permet qu’avec la mise en place de l’Oedipe, l’enfant puisse s’identifier à des traits/qualités qu’il voit incarner chez sa père, ET chez sa mère.)
    Très bonne idée, ce carnet de voyage. Merci.

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