Encore des nouvelles inquiétantes en provenance du Sarkoland

Dans un lointain pays, baptisé Sarkoland , il s’est passé ceci :

Hier après-midi, dans une ville appelée « Tours » (oui, je sais, comme en France), une centaine d’enseignants et d’étudiants manifestaient. Ils entamaient une « ronde » sur une des places de la ville (sur le modèle de ce qui se passe à Paris en ce moment, place de l’Hôtel de Ville, oui, je sais encore une coïncidence), interrompant la circulation.
Les argousins sont arrivés et s’en sont pris brutalement à une personne. Le crime de celle-ci avait été de toucher le capot d’une voiture de police. Deux pédagos qui manifestaient ont demandé aux dits représentants de l’ordre de se calmer un peu et l’un d’eux (ah ! le sot !) a sorti son appareil photo.
Les argousins ont immédiatement réagi avec fermeté en demandant à cet imprudent photographe, qui n’avait pourtant encore rien photographié, de leur donner l’appareil sur le champ. L’intrépide citoyen a refusé. Il a été immédiatement tabassé salement. Les manifestants ont été aspergés à la bombe lacrymogène, et une enseignante en a reçu une en plein visage.
Quelque temps après, les pompiers ont emmené le photographe à l’hôpital (3 jours d’arrêt). Que pensez-vous que faisaient les argousins ? Eh ben, ils l’attendaient à sa sortie, pardi, pour l’emmener au poste: il est en garde à vue pour au moins 24h, n’a pas eu le droit de parler à son épouse ou à quiconque, et aux dernières nouvelles, personne ne sait ce qu’il est advenu de lui.

(rajout du 3 avril : suite de l’affaire et article du journal « la Nouvelle République » qui en parle )

Il se trouve que ce pays est régulièrement désigné du doigt par les organisations internationales, comme Amnesty , qui relève le nombre important de bavures policières et l’insuffisance des sanctions. Le ministère de l’Intérieur de ce pays, le ministère de la Justice et les syndicats de police ont aujourd’hui en cœur démenti : pensez-vous ! chez nous ? des trucs comme ça, allons vous plaisantez. J’en ai même entendu un ce matin, à la radio, qui disait : « si Amnesty International nous traite de cette façon, quels mots peuvent-ils avoir pour les pays qui sont des vraies dictatures ? ».

Bon, hein, heureusement qu’on est en France !

PS : il y en a un qui ferait bien de faire gaffe, c’est le chasse-clou qui :

1) se balade toujours avec son appareil photo, ce qui, parfois, lui attire des ennuis , et qui
2) fait du mauvais esprit sur ce qui risque d’advenir chez nous à l’horizon 2018 .

Pour vous détendre, je vous offre cette photo d’une ruelle de ma ville, en fleurs (ben oui, c’est le printemps, z’avez pas vu ?).

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4 commentaires pour Encore des nouvelles inquiétantes en provenance du Sarkoland

  1. hamid dit :

    Ne vous inquiétez pas à tours les flics ont de sales habitudes et c’est en connaissance de cause que je parle!!!la violence est devenue leur droit le plus démocratique!!comme partout en France d’ailleurs!!!non?

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  2. Merci pour ce récit qui, hélas, ne ressemble pas à un poisson d’avril !
    Il est vrai qu’Amnesty international a peu l’habitude, également, d’inventer des histoires à se faire tabasser debout…

    Merci enfin pour la mise en garde : je vais me faire implanter une prothèse photographique dans l’oeil comme cela les argousins n’y verront que du feu !

    Et bravo pour avoir saisi cette « délocalisation » du Trocadéro, digne du Louvre à Abu Dhabi… (la plaque est moins chère, je présume !-.

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  3. totem dit :

    Serait-ce la Bérésina des droits de l’homme qui se prépare dans ce pays ?

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  4. celeste dit :

    Chaque jour apporte un petit tour de vis supplémentaire, mais malheureusement beaucoup n’en prennent conscience que lorsque tournevis s’enfonce dans leur propre chair!

    c’est pourquoi je suis convaincue qu’il faut dénoncer sans trêve ces exactions.

    je suis encore sous le choc d’un truc que je viens de lire sur Liberaziona, à Foggia, une ville des Pouilles les immigrés qui viennent au centre d’accueil pour demander asile à l’Italie seront désormais priés de ne plus emprunter les bus de la ville, mais un autobus séparé, en un mot, apartheid!

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