Le Clézio en Chine

Ce livre-ci plaira-t-il aux critiques patentés dont j’ai cru observer dans le passé proche qu’ils tendaient un peu à mésestimer désormais Le Clézio au nom de ce qui serait, paraît-il à leurs yeux, un style devenu endormant voire un peu trop simple ? Ces « quinze causeries » me semblent, quant à moi, comme des paroles d’or (on se souvient du Chercheur d’or...) sorties d’un vieux sage qui a eu tout le temps d’une carrière littéraire (presque soixante ans) pour les élaborer et finalement les énoncer à l’occasion de nombreuses conférences faites en Chine dans ces dix dernières années. On notera cependant que le vieux sage n’évoque pas les sujets qui fâchent car ni la place Tian An Men ni l’ascension de M. Xi ne figureront dans ces pages, ni même les écrivains dissidents comme Ma Jian auquel il aura préféré Mo Yan. J’interpréterai cette attitude comme celle d’un sage qui, plutôt que de critiquer âprement l’inclination néfaste d’un régime préfère maintenir le dialogue et converser avec ceux et celles qui forment encore l’ossature d’une vie intellectuelle chinoise dont fait partie au premier chef son ami et traducteur Xu Jun, auteur de la préface. On aurait pourtant aimé que J. M. G. Le Clézio se promène un peu du côté du Tibet… Il y aurait rencontré une littérature et, s’il avait pu les approcher, des hommes et des femmes intègres qui se battent pour la survie de leur culture autant que le font ou l’ont fait « Aimé Césaire le Martiniquais, Raharimanana le Malgache, Rita Mestokosho l’Indienne Montagnaise du Québec, Soyinka le Nigérian, Déwé Gorodé la Kanake, Ananda Devi la Mauricienne, Scott Momaday l’Indien Kiowa du Nouveau-Mexique ou Sherman Alexie, le Sioux Lakota », tous cités dans ces conférences. A cette liste auraient pu s’ajouter Chogyam Trungpa, le poète de Mudra, Paden Gyatso, le moine, Jigme Doutche, le poète de Shabkar ou Thondrupgyal, l’auteur de la Fleur vaincue par le gel.

Mais ne l’avoir pas fait n’enlève rien à la profondeur d’une pensée qui, sans doute, a besoin de calme et de sérénité pour se déployer. Les premières causeries peuvent paraître anodines tant elles abordent leur sujet avec généralité. Le Clézio s’adresse tour à tour à des auditeurs du Salon du livre de Shanghaï, à des étudiants de Nankin ou de Pékin, à des écrivains réunis pour commémorer l’anniversaire d’une revue littéraire, à des étudiants en technologie de Wuhan ou Yangzhou, puis finalement à son grand ami Xu Jun. Il tient d’abord et avant tout à expliquer la nécessité du livre, le rôle de la littérature dans notre monde. On l’a compris déjà, Le Clézio n’est pas un penseur « politique » : il reproche à Gramsci son souhait implicite de subordonner la littérature au politique. Pour lui, la littérature a d’autant plus d’impact qu’elle est universelle, s’adresse à tous, fait ressentir à chacun les sentiments et les émotions partagées par des êtres qui peuvent lui paraître bien lointains. Pourquoi lit-on encore Proust, cet écrivain qui, à première vue, n’a fait que braquer son viseur sur un microcosme qui aujourd’hui n’existe plus ? Comment se fait-il que cela ait un sens de mettre sur le même plan Proust et Lao She, le descripteur d’un petit monde parisien très snob et celui qui dépeint la vie du petit peuple des hutongs de Pékin dans le célèbre Quatre générations sous un même toit (dont l’édition française a d’ailleurs été préfacée par Le Clézio) ? Nous sommes autant émus par les tribulations de Swann et d’Odette que par les rapports acrimonieux qui se font jour entre Petit Cui et la Grosse Courge rouge, deux des personnages de Lao She. N’est-ce pas étrange, n’est-ce pas bizarre ? Et en même temps, n’est-ce pas merveilleux ? N’est-ce pas la preuve que nous sommes tous faits d’une même chair, d’un même esprit et prêts à partager les mêmes joies, mêmes douleurs et mêmes souffrances ?

Bien sûr, son texte sur le rapport entre la science et la littérature nous laisse sur notre faim… il y sera bien peu question de science sauf pour dire qu’il s’adresse aussi à des étudiants en science et qu’il considère que pour eux aussi, la littérature est féconde… Il est beaucoup plus intéressant dans ses dernières conférences, dans La littérature et la vie, dans Imagination et mémoire ou dans La littérature aujourd’hui. La littérature est-elle utile ? Nous apporte-t-elle une connaissance ? (On sait que cette question tracasse certains philosophes du courant analytique, je pense à Jacques Bouveresse et à Pascal Engel qui aimeraient que la littérature soit fondée sur un authentique processus de connaissance). Le Clézio en doute et ce doute ne l’empêchera sûrement jamais d’écrire.

« D’une certaine façon, dit-il (p. 126) la littérature est l’incarnation de l’incertitude et de l’ignorance. Si l’on considère l’histoire littéraire du monde, on découvre qu’elle ne fut le remède à aucun mal, et qu’elle ne sut jamais nous préserver des dangers de l’existence. Pourtant, chaque fois que le besoin s’en fit sentir, la littérature fut un puissant levier pour soutenir le combat des hommes pour la justice, pour l’espoir d’une vie meilleure ». Contradictions donc. D’autant que contrairement à une conception « morale » (voire « psychologique », ce qui est peut-être pire), « les personnages des grands romans et des épopées ne sont pas des modèles ». Ulysse est un menteur, Tristan un séducteur et la Princesse de Clèves ne renonce à l’amour que par respect des convenances et non par foi religieuse. La littérature contemporaine a fourni son lot d’anti-héros, de losers et d’inadaptés à la vie sociale au nombre desquels il faut compter bien sûr l’Adam Pollo du Procès-Verbal. Alors pourquoi écrit-on ? On pourrait penser qu’il s’agit de rafraîchir une mémoire, que des écrivains comme Proust ou Lao She écrivent pour faire revivre le passé, par nostalgie en quelque sorte. Mais non, dit Le Clézio, ils écrivent sur leur présent, « cette pâte faite de souvenirs, de réminiscences littéraires et de projections dans l’avenir », cette pâte qui pourrait bien être tout simplement « le sentiment du présent ». « Le travail, le bonheur d’écrire sont liés à ce besoin d’ajouter de la substance à la vie, non pour la faire durer, mais pour lui donner une matérialité qui la sauve du néant ». « Toute écriture est enracinée dans la vie. Ce qu’elle met au jour est lié à l’être profond, intérieur, à l’être en mouvement ».

J’avoue avoir un choc en lisant les propos rapportés de Flannery O’Connor, la grande romancière américaine, qui affirmait sans ambages que « tout ce que l’on sent, tout ce que l’on comprend provient de cette période de l’existence située entre la découverte de la conscience, à l’âge de six ou sept ans, et l’entrée dans l’âge adulte, autour de l’âge de quinze ans », tellement cela me paraît vrai d’une certaine façon. Si nous nous interrogeons sur ce qu’est encore aujourd’hui pour nous notre conception de la beauté, de l’intelligence, de l’amour ou de l’injustice, n’allons nous pas trouver en effet que nous n’en avons guère changé depuis le moment où pour la première fois nous avons pris conscience de telles notions ? On comprend assez bien que la nécessité d’écrire vienne aussi de là. Dans une autre de ses conférences (Imagination et mémoire, datée du 10 novembre 2015), Le Clézio approfondit cette réflexion en se demandant ce qu’il en est de la mémoire, pour quelles raisons elle tend à occuper une place croissante dans l’œuvre de l’écrivain vieillissant. « En réalité, chaque année qui passe dérobe un voile à l’ensemble de la vie, et rend davantage perceptible l’œuvre qui était cachée par la jeunesse » (p. 139) et il ajoute : « Je crois que Proust aussi bien que Lao She ont commencé leur existence en ayant l’œuvre qu’ils portaient en eux, et que c’est en l’écrivant, parcelle par parcelle, qu’ils l’ont mise au jour. Non pas véritablement qu’ils s’en souvenaient peu à peu, mais l’écriture fut pour eux un moyen de progresser dans l’exploration de ce pays intérieur en le faisant apparaître avec les mots ». Ainsi les mots, plus généralement le langage, apparaissent comme la vraie nature de l’humain (Le Clézio rend ici hommage à Roland Barthes), rien d’étonnant alors à ce que l’œuvre littéraire ne soit pas le simple reflet du réel mais soit au contraire une œuvre d’imaginaire, faite de tous les contenus que véhiculent les mots d’une langue, et pas seulement d’une seule langue mais de toutes les langues, comme dans un bruissement infini où se répondent les unes aux autres des voix multiples dans l’univers. Notant qu’il lui semble toujours écrire en décalage avec le réel (comme déjà il le faisait enfant quand il faisait ce voyage vers l’Afrique, en 1947, pour rejoindre son père, écrivant un journal qui relatait tempêtes et aventures alors que dans la réalité, la torpeur et la lenteur rythmaient le voyage), il dit que c’est « comme s’il écrivait avec la mémoire de l’avenir » et que, dans les pages du livre, ce qu’il guette c’est ce qui s’en échappe, « ce qui fait un bond en avant, ou un pas de côté » et il lui semble que c’est cette part « qu’on pourrait appeler l’imaginaire ». Le Clézio a une perception optimiste de notre existence même s’il est extrêmement lucide et s’il est conscient des ravages que le colonialisme et l’industrialisation ont pu faire subir à la planète, c’est l’optimisme de qui sait qu’il y a toujours un autre monde, un imaginaire, une foi qui s’exprime dans le verbe et donc la littérature. Tant que celle-ci continuera de vivre, il y aura un espoir. « Nous devons souhaiter, prier, vouloir que la littérature continue, par tous les moyens, par l’écrit, par l’internet, par le chant ou par le geste, qu’elle ouvre nos yeux, nos cœurs, qu’elle nous aide à respirer, à grandir, à aimer, et qu’elle dessine aujourd’hui comme hier la voie du futur. »

Le Clézio est maintenant un vieil homme, même si en nous (en moi devrais-je dire plutôt), il reste cet éternel jeune homme qui a bondi dans la lumière en ce printemps 1963 avec l’obtention du Renaudot pour son « Procès-Verbal » – j’avais 16 ans, et lui 23 – et qui y est resté, au travers des livres qui ont jalonné ma vie d’adulte : L’extase matérielle, Terra amata, la Guerre, Mondo, Désert, Le chercheur d’or, Le rêve mexicain, Onitsha, La quarantaine, Gens des nuages, Révolutions, Ritournelle de la faim, Tempête, Alma… et j’en oublie (volontairement) de nombreux autres. En 1963, je l’avais vu apparaître en noir et blanc sur l’écran de télévision familial, légèrement surexposé, en compagnie d’une jeune femme blonde d’une grande beauté, lui-même était très beau (et nul doute que ceci contribua à son succès), pour moi c’était comme l’apparition d’un extra-terrestre, une révolution dans la littérature et dans ma vie. J’aurais voulu lui ressembler mais j’en étais si loin ! Mes amis de lycée puis plus tard de fac s’étaient mis à rêver à la révolution au sens propre, politique du terme, ils se réunissaient au bistrot en haut du boulevard Saint-Michel pour discuter de Marx et de Trotsky. C’était pour la plupart des littéraires, et moi je venais les rejoindre depuis Jussieu où j’étais étudiant en mathématiques, j’admirais leur beau discours mais si l’on me demandait mon avis, je leur disais que jusqu’à maintenant il y avait eu deux écrivains dans ma vie, que j’avais admirés fortement : Gérard de Nerval et Le Clézio. Ils se moquaient de ma fuite dans le rêve et l’esprit petit-bourgeois. Petit-bourgeois, je suis assez resté je crois. Ce qui me plaisait dans le Procès-Verbal c’est l’histoire de cet homme, Adam Polo, coupé de tout et errant sur la plage en vraie rupture par rapport au monde angoissant des luttes politiques et des guerres (le roman avait été écrit alors que la Guerre d’Algérie faisait encore rage). Malgré mes fréquentations et mon implication volontariste dans la théorie marxiste (je lisais Althusser), je n’étais pas complètement convaincu par la justesse de l’action qui se voulait « politique », percevant dans les gestes militants davantage de manières de forcer le naturel des gens et de se mentir à soi-même que de contributions à un véritable changement du monde. Je ne devais pas trop me tromper puisque le monde, en réalité, a très peu changé (de mon point de vue) si ce n’est à l’occasion de la chute du mur de Berlin (voir un de mes billets récents), ce qui n’est guère allé dans le sens d’un effondrement du système capitaliste, on en conviendra aisément ! Finalement, un personnage comme Adam Polo avait ce mérite énorme à mes yeux de vivre selon sa propre loi, autrement dit sa vérité. On l’a souvent comparé au Meursault de Camus et à la réflexion, je pense que l’effet des deux romans aura été sur les lecteurs qui les ont aimés – probablement souvent les mêmes – similaire. Deux surgissements d’anti-héros complets, d’êtres réduits à leur existence primitive, sans artifice de la morale et dont les actes peuvent se décrire comme des phénomènes physiques inéluctables, dus à des enchaînements de cause à effet. L’autre raison d’aimer le Procès-Verbal était de forme, je n’avais pas souvent vu jusque là (sauf chez les Surréalistes) d’introduction directe du réel dans le texte sous forme de ratures et de fac-similé d’articles de journaux. Je viens de relire le Procès Verbal, ce que je n’avais pas fait depuis des dizaines d’années, je suis peut-être encore plus qu’autrefois subjugué par la force de cette œuvre, sur laquelle je reviendrai un jour prochain.

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3 commentaires pour Le Clézio en Chine

  1. « Le Procès-verbal » reste sans doute le meilleur écrit de Le Clézio.
    L’engagement politique de l’auteur, s’il ne transparaît pas en gros dans ses écrits, est pourtant manifeste : se souvenir de ses récentes interventions à la radio (France Inter) concernant les migrants et la politique des « yeux fermés » de la France en l’occurrence. 🙂

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    • alainlecomte dit :

      oui, je suis bien d’accord mais son engagement est profondément humaniste plus que politique à proprement parler (il n’intervient pas pour soutenir tel ou tel candidat ou parti), et c’est sans doute, à mon avis, la meilleure façon de faire… de la politique!

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  2. Debra dit :

    Merci pour ce très bon billet. J’entends dans ce que vous avez écrit des préoccupations de Phillip Roth sur le rôle de la littérature dans l’histoire humaine, que vous avez transcrites dans un de vos billets précédents, et j’entends aussi celles de Todorov, dans ses derniers livres, où celui-ci exprimait son souci que la visée totalisante de l’idéologie scientifique, avec sa méthode de comptabilité, d’évaluations, de vérifications de « faits réels », achève le frêle roseau charnel pensant capable d’imaginer un autre monde. C’est un souci bien légitime à mes yeux.
    Le vieil adage selon lequel la littérature ne sauve pas les vies, n’améliore pas les conditions, patin couffin, sentence prononcé par ceux qui ont besoin que l’action puisse être… comptabilisée, évaluée, vérifiée, mesurée, et surtout vu à l’oeil nu, ne me convainc pas, et je ne comprends pas pourquoi/comment les auteurs de fiction construisent les murs de leur propre prison, et amoncèlent du bois pour leur propre bucher dans ce combat. Des fois il faut ignorer souverainement les détracteurs, surtout une fois qu’on s’est aperçu qu’ils ne changeront jamais d’avis, et que le combat est perdu… pour eux, en tout cas.
    C’est ici que j’ai déjà évoqué l’importance capitale de « L’Iliade », et l’épisode de la rencontre poignante entre Hector, Andromaque, et leur jeune fils dans cette petite vignette où le mot « eleutheria » (liberté, (orthographe ?) en vient à être irrémédiablement attaché à l’image d’Andromaque réduite en esclavage avec la disparition de Hector. Essayer de dire que ce récit, et cette image n’ont pas pesé très lourd sur la suite des idées en Occident, c’est se voiler la face.
    Le pouvoir de la littérature (et de la fiction) sur nous est terrible. Comme tout pouvoir terrible, il peut (nous) sauver autant qu’il peut (nous) couler. C’est ça, la responsabilité (de l’auteur ?) : reconnaître que le pouvoir de la littérature peut nous sauver ou nous couler, et que l’écrit sera apprécié différemment selon les époques, où il… sauvera ou coulera différemment.
    La menace la plus impitoyable qui se dresse contre l’avenir de la littérature à l’heure actuelle tient dans notre parti pris idéologique vis à vis de la fiction : renvoyer celle-ci à du mensonge, et faire de celui qui croit au pouvoir de la fiction un dupe. Accessoirement, l’attitude qui fait de la littérature une distraction, un saupoudrage facile de et pour touriste pour passer un quart d’heure agréable avant de rattaquer la vie quotidienne ne vaut guère mieux.
    Mais cette dernière menace va de pair avec la domestication de nos existences, phénomène que je déplore constamment.
    Pourtant, si on regarde bien, le statut de la fiction n’a jamais été sans controverse dans la très très longue histoire de notre civilisation.
    Pour la dimension d’universalité que vous évoquez en mettant en parallèle l’univers de Proust, et de Lao She, vous savez que je suis une teigne : je ne m’émerveille pas que nous soyons TOUS faits de la même chair, d’un MEME esprit », etc etc. Ça ne m’intéresse pas de (re)trouver le même chez l’autre : je veux savourer, découvrir sa différence. Ce n’est pas du tout la même chose, et pas le même monde. Là, ce n’est pas une nuance : c’est un univers DIFFERENT. J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux.
    Je suis déçue par la sentence de Flannery O’Connor. De tous temps les gens, écrivains ou pas, éprouvent la nécessité de marquer le passage de la vie de l’enfant à la vie de l’adulte pour… se sentir adulte, voyons. Pour s’y accrocher, d’ailleurs, comme à une bouée de sauvetage. Si on parvient à lâcher cette bouée, la vie devient beaucoup plus dangereuse, et moins domestiquée.
    Et enfin, pour écrire… on écrit parce qu’on doit écrire. Parce qu’on n’a pas le choix. On ne fait pas forcément de la littérature, mais on se construit à et pour soi-même en écrivant. C’est déjà une excellente raison. Heureusement qu’il reste encore quelques uns qui ont soif de se construire de cette manière, et qui gardent un certain idéal du Verbe, à l’ère « numérique »…

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