Bravo, Mr Lynch!

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Il y a beaucoup de « Lynch » en ce monde… mais parmi eux, figure Brian Lynch , qui n’est pas un basketteur paraît-il célèbre, non, mais un grand trompettiste de jazz, victorieux des Granny Awards en 2006, et que nous avons eu, C. et moi, la chance de pouvoir écouter en notre dernière soirée à Copenhague. Nous passions dans Goethersgade, en direction de Nyhavn quand, dans une petite rue adjacente, nous avons aperçu un club de jazz : c’était le « Jazzhus Montmartre ». On annonçait sur la porte pour le soir même un concert de jazz avec le susnommé au programme. Pas la peine de réfléchir longtemps pour savoir si on va réserver. Après un petit verre de blanc sur Nyhavn, retour donc au Jazzhus, et sur le coup de 20 heures, applaudissements pour l’entrée en scène de la petite formation de jazz entourant le trompettiste (piano, contrebasse, batterie). Il y a si longtemps que je n’étais allé dans un club de jazz… que dès les premiers accents de trompette, des larmes me sont venues, tellement c’était beau ! Brian Lynch, jazzman new-yorkais typique nous emmenait par la main visiter les caves de Manhattan, mais pas seulement, celles aussi des jazz latin et sud-américain (Mexico) avec une joie et un tonus d’enfer.
Au retour, dans l’avion, ça tombait bien : le billet d’Yves Simon (« Le Monde » du 22-23 août) évoquait les larmes de la musique. Quel beau billet, où il est écrit :

La musique n’impose rien, ne dit rien. Elle avance et ondule, s’en va vers la peau, elle caresse et pénètre, rêche parfois, ne disant jamais qui elle est, elle poudroie les êtres avant qu’elle ne les foudroie.

Bravo, Mr Lynch, et merci Mr Simon !

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7 commentaires pour Bravo, Mr Lynch!

  1. michèle dit :

    C’est drôle votre référence à Yves Simon car il est celui, si ma mémoire ne défaille qui a chanté de sa voix rocailleuse j’ai rêvé New York, j’ai rêvé New York, New York City sur Hudson.

    Et votre jazzman est New-yorkais. Je vous cherche une autre référence sur ce billet-là. De Kerouac, sur la musique de jazz.
    Sinon, je n’ai jamais osé franchir la porte des clubs de jazz. Mais ne désespère pas, avec l’âge, les frontières s’estompent, les timidités aussi. Voilà.

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  2. Alain L. dit :

    oui, c’est ce même Yves Simon… qui chantait aussi « les gauloises bleues ». Moi non plus, je ne suis pas familier des clubs de jazz… pourtant, qu’est-ce qu’on perd en n’y allant pas!

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  3. Yves Simon écrit aussi bien que ce Lynch musique comme dans un film.

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  4. alainlecomte dit :

    DH : y a quelquechose qui balance pas très bien dans votre phrase…

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  5. quotiriens dit :

    La discrétion d’Yves Simon éclaire son talent de chanteur et d’écrivain,
    à l’inverse de Miles Davis (je viens de voir une excellente exposition sur lui au musée des beaux arts de Montréal), un autre grand trompettiste devant l’éternel, qui soignait un peu trop son apparence (à mon goût) et respirait divinement à travers son instrument.

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  6. Lali dit :

    Un magnifique billet d’atmosphère, Alain! On s’y croirait…
    Et finir par ces mots d’Yves Simon… bravo!

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  7. jmph dit :

    Très joli billet, comme tu sais si bien les faire…
    Je reviens progressivement dans la blogosphère.

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