Soleil de minuit et graine de la Terre

 

C. est actuellement dans le Nord de la Finlande, d’où elle m’envoie ces photos. Elle est là-bas en mission, pour le compte du laboratoire (« de Géophysique Interne et Tectonophysique ») où elle travaille pour réaliser des programmes informatiques et bases de données, dans le cadre de l’Année Polaire Internationale. Il s’agit de contribuer à l’étude de la « graine » centrale (ce qui occupe le centre de notre planète et est à l’origine du magnétisme terrestre, voir : géodynamique, plus précisément il s’agit d’étudier l’anisotropie de ladite graine). Il semble que jusqu’à présent, on ait ausculté la Terre essentiellement par des observations sur des grands cercles parallèles à l’équateur et qu’il faille maintenant le faire simultanément au niveau des pôles, d’où la mission, et les rencontres merveilleuses avec les rennes, et… paraît-il beaucoup moins merveilleuses avec les moustiques !

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Un vote important

Ce matin, je suis allé voter… une fois de plus… mais il y a des cas singuliers, comme celui-ci, où peut-être pour une fois la motivation éthique est encore plus forte que la motivation politique: il s’agit avant toutes choses de faire barrage au retour de Carignon dans la vie politique française.

fioraso.1182075970.jpgJe suis heureux de voir que, comme il est écrit dans « Le Monde » d’aujourd’hui , les membres de la droite locale (ex-député UMP, candidat MoDem ) se sont mobilisés avant tout pour rejeter Carignon auquel ils préfèrent finalement la candidate socialiste, madame Geneviève Fioraso.

Je pense que Carignon va être battu… mais, il ne faut jurer de rien en politique….

 

 

NB: ceci est peut-être ma dernière note « politicienne ». Pourquoi? Parce que je trouve que décidément, l’actualité politique est un sujet « trop facile » pour un blog. La fonction d’un blog est, à mon avis, de proposer quelque chose de nouveau, d’unique par son lien à la subjectivité de l’auteur , or la pensée politicienne (mot plus approprié que « politique » en l’occurrence) est désespérément réduite à une faible combinatoire d’opinions possibles qui fait que chaque avis que l’on pourra émettre… on pourra le retrouver ailleurs, sous une forme à peine différente. Alors, à quoi bon?

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Sérieuse ludique…

Oui, sérieuse ludique… Que l’on m’excuse de ce ton professoral que tout à coup j’adopte… Bon. Personne n’est obligé de lire ce qui suit 🙂
Disons que cela entre dans une tentative de vulgarisation scientifique qui m’intéresse.

La ludique est une nouvelle conception de la logique, inventée par un logicien mathématicien français génial, Jean-Yves Girard (photo) . Tout en étant l’émanation de recherches très avancées en informatique théorique, elle renoue avec d’anciennes perspectives exposées dans l’Antiquité, notamment par Aristote, pour la tradition occidentale, mais aussi par Dinaga et les Nyayas-Sutras dans la tradition indienne.dignaga.1182003005.jpg

Voilà quelque chose d’alléchant… et qui risque d’étonner ! Comment cela se fait-il donc ? Eh bien disons que la logique a connu une histoire paresseuse jusqu’à la fin du XIXème siècle, c’est-à-dire jusqu’à ce que « les Modernes » (Frege, Russell etc.) y introduisent une rupture en créant la logique mathématique, une discipline ardue qui s’applique en réalité essentiellement à la formalisation du langage mathématique (par exemple, sans l’attirail logique de Russell il n’y a pas de définition rigoureuse de la continuité). Mais en faisant cela, nos ancêtres du début du XXème siècle ne se rendaient pas compte qu’ils jetaient aux oubliettes ce pour quoi la logique était faite au départ : nous guider dans nos argumentations et nous éclairer sur les raisons pour lesquelles tel ou tel argument est moins valide qu’un autre. Durant le Moyen-Âge, les moines organisaient des débats qui ne devaient pas s’éloigner de règles étroitement codifiées. On retrouve cette pratique chez les moines bouddhistes du Tibet.moinelhassa.1182003022.jpg

Au Moyen-Âge toujours, les élèves faisaient des « travaux pratiques » consistant dans un Jeu d’argumentation qu’on appelait le Jeu de « l’Obligatio ». Tout cela pour dire que le dialogue et les jeux étaient dès les origines reliés à la pratique de la logique.

Dans les années soixante, cette tradition fut renouée par des logiciens européens (Lorenzen, Lorenz, Hintikka…) qui comprirent que l’on pouvait exposer même les systèmes compliqués mis au point par Frege et ses descendants selon des jeux de dialogue.

Lorsque nous disons « tous les nombres multiples de 4 sont pairs », on peut prendre cela comme une invite dirigée vers un partenaire, lui demandant de donner un multiple de 4 : nous nous faisons fort de lui démontrer que le nombre qu’il a choisi est pair. Quand on dit : « pour tout e positif, il existe N tel que si n>N alors |f(n)| < e », nous sommes dans un dialogue qui consiste en ce qu’un proposant demande à un opposant de lui fournir un nombre e, ce à quoi le proposant se fait fort de répondre par un nombre N, auquel l’opposant répondra par un nombre n>N, le proposant finissant par établir que |f(n)| < e. (Leibnitz déjà avait vu cela semble-t-il).

Vous me suivez ?

Bon. Mais ça, c’était encore très lié aux systèmes inventés par les pères fondateurs de la logique.

Ce que Girard fait, lui, c’est partir d’une notion abstraite de jeu et tenter d’en déduire une logique qui serait « la plus naturelle ». Une notion abstraite de jeu ? il suffit d’imaginer deux partenaires, l’un tentant de construire son argumentation et l’autre de la lui démolir. Si nous faisons confiance dans la rationalité des deux participants (si ! si !), il y a des chances pour que l’un des deux, à un certain moment, admette que l’autre a gagné (il a donné un argument décisif), mais il y aura aussi des cas où les choses ne se passeront pas ainsi… par exemple ils peuvent « diverger ». Supposez que je vous dise : « vous avez raison de bouffer des OGM, c’est très bon pour la santé », vous pouvez vous mettre en colère et me répondre : « mais qu’est-ce que tu racontes ? je ne mange pas d’OGM, ou alors pas de mon plein gré ! ». Nous nous opposerons ainsi sur un présupposé de la première assertion et notre dialogue risque de tourner mal. Une autre possibilité encore serait que… nous n’en finissions jamais ! Ce qui est intéressant dans l’évocation de ces situations, c’est que nous pouvons formuler des définitions très précises (très « mathématiques ») de ces différents cas en ne gardant en mémoire que les « traces » des pas que nous avons accomplis au cours de la discussion. De tels pas consistent principalement, pour celui qui joue le rôle « actif », à sélectionner à partir de ce que lui donne son partenaire, un « foyer » sur lequel agir, et pour celui qui joue le rôle « passif » à enregistrer le foyer sélectionné et à répondre, tout en proposant lui-même d’autres foyers, et ainsi de suite (avec de temps en temps des changements de rôle).

Il apparaît alors une notion d’orthogonalité (comme en géométrie !) qui fait que deux « desseins » associés à deux locuteurs différents peuvent être déclarés orthogonaux : en ce cas, une démarche de « réduction » (on dit « normalisation ») se met en route et elle aboutit à une sorte de vecteur nul (qui scelle notre accord). D’autres fois, le résidu de ce processus de réduction conduit à un tout petit « résumé » du dialogue… mais qui contient l’essentiel de ce que nous avons acquis dans la discussion.

On peut comprendre que ce cadre puisse intéresser les dingos comme moi qui pensent que les structures de nos échanges quotidiens peuvent être étudiées de manière désincarnée, en tant que structures formelles (squelettes que nous étoffons de la chair de nos diversités) et qu’il est possible de définir exactement ce que l’on entend par des actes de langage comme « présupposer » ou « argumenter en faveur de telle ou telle thèse », voire « promettre » ou « s’excuser » : un philosophe d’Aix-en-Provence assez connu (Pierre Livet) vient de nous montrer dans des journées d’études qui ont eu lieu cette semaine (c’est bien pour ça que je n’ai pas pu alimenter mon blog !) comment le « jeu » de l’excuse ou du pardon, ou bien celui de la promesse pouvaient être formalisés en ludique.

Le lien avec la logique ancienne ? Une des parties les plus intéressantes de l’œuvre d’Aristote concerne l’étude des « sophismes » (dans les « Réfutations Sophistiques », livre IX de l’Organon). La logique moderne a complètement évacué cette perspective (on ne va tout de même pas perdre son temps à étudier des raisonnements faux !). Le résultat est que lorsque vous enseignez un raisonnement formel du genre « tous les A sont B, tous les C sont A, donc tous les C sont B », vous pouvez très bien tomber sur un petit malin (qui a peut-être lu Aristote ou un autre) qui vous rétorque : « mais alors le raisonnement suivant est correct : ce qui est rare est cher, ce qui est bon marché est rare, donc ce qui est bon marché est cher ? ». La logique formelle ne dit rien là-dessus car, encore une fois, elle est faite pour s’appliquer aux mathématiques, non au langage réel, et le genre de situation ci-dessus n’arrive pas dans les mathématiques. Où est le problème ? Comme on l’a deviné il est dans le langage réel, plein d’ambiguïtés certes, mais qui, surtout est tel que, bizarrement… vous pouvez très bien prononcer deux fois les mêmes mots sans pourtant produire le MËME énoncé. Selon moi, dans le sophisme ci-dessus, ce qui ne va pas c’est que les mots « cher » et « rare » ne sont pas utilisés exactement de la même manière dans leurs différentes occurrences. Autrement dit, quand on s’intéresse au langage réel, il n’y a pas, contrairement aux mathématiques, de « stabilité référentielle ». En mathématiques, le même symbole « a » renvoie toujours (du moins dans les limites de l’énoncé d’un problème) à la même réalité. Dans le langage ordinaire, ce n’est pas le cas. Un énoncé, un mot, une expression de ce langage sont indissolublement liés à une localisation spatio-temporelle. Lorsqu’on veut signifier que c’est bien le même sens qu’on utilise dans deux instances du même signe, on applique mentalement une sorte de « translation » (de « fax » comme dit Girard). Or il s’agit là d’un autre trait distinctif de la ludique : on raisonne sur les places et les lieux, pas sur les entités abstraites supposées exister qui les remplissent (le titre du premier article de Girard sur la ludique est justement : LOCUS SOLUM… Il n’y a que des lieux).

Nos concepts sont volatiles (pensez aux notions de « gauche » et de « droite » en politique, pensez au peu de réalité qu’ont les concepts renvoyant à la réalité sociale, de manière plus générale, qui sont des concepts essentiellement discursifs), mais en revanche les positions à partir desquelles nous les énonçons sont, elles, des éléments stables (même si elles ne sont définies que par rapport à une structure d’ensemble et non « en elles-mêmes »).

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Attention: à lire dans Libé, sur « langage et mathématiques »

Très vite : dans une note d’aout , j’évoquais les travaux de Pierre Pica concernant les capacités arithmétiques des Mundurucus (un peuple indien d’Amazonie) en liaison avec leurs capacités langagières. J’y ai fait aussi allusion la semaine dernière (le 10 juin). Pour ceux et celles (comme Kiki de Posuto par exemple… qui se déclare toujours curieuse) qui veulent en savoir plus : Libération d’aujourd’hui publie une interview de mon collègue. J’y reviendrai, tout comme prochainement… j’en viendrai à dire un mot sur la LUDIQUE (dont l’évocation a excité la curiosité de cette même Kiki !). (Ce sont deux domaines a priori assez éloignés mais qui, de mon point de vue, valent le coup d’être connus).

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Photo extraite du site de Pierre Pica (un indien mundurucu pendant une opération de comptage)

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Débat en Suisse voisine

[Dans les journaux suisses, on parle toujours des informations de « France voisine », je ne crois pas avoir vu tellement la réciproque].

Quel débat intense agite les médias, les politiques et peut-être aussi les foules en ce moment, de l’autre côté du Doubs ? Eh bien voilà : la question de savoir si le 1er aout (fête nationale de la Confédération) va être célébré ou non sur la prairie du Grütli.

 

=======je laisse un blanc à votre étonnement ==========================

 

La prairie de quoi ? du Grütli. Lieu mémorable entre tous puisque c’est là qu’un jour de 1291 , les fermiers environnants ont déboulé de leurs forêts et de leurs alpages pour sceller leur alliance, laquelle est l’acte fondateur de la Confédération. On a fêté solennellement le sept-centenaire en 1991. Au bas de l’édit signé entre tous ces gens de Niedwald, Obwald etc. il est dit : « … et tout le monde s’en retourna soigner son bétail ». Voilà bien une société bâtie sur une base pragmatique.

Bon, ce Grütli. Eh bien figurez-vous que durant ces dernières années, il était devenu fort mal fréquenté, des néo-nazis investissant régulièrement le lieu au moment du Premier Aout. J’allais dire : imaginez l’Arc de Triomphe submergé le 14 juillet par une bande de fachos, mais : 1) il n’est pas dit que cela ne soit jamais arrivé… et 2) je me rappelle fort opportunément que Jeanne d’Arc elle-même, symbole s’il en est, est chaque année prise d’assaut par les troupes du FN.

Et le Grütli, du coup, était déserté par les autorités fédérales et cantonales qui n’avaient aucune envie de se trouver confrontées avec ces fâcheux squatters.

Cette année, la présidente de la Confédération a décidé qu’il n’en serait pas ainsi .

Et, vous qui suivez (je veux dire : qui suivez mon blog), vous savez qui est la Présidente de la Confédération : j’ai organisé un quiz sur cette question le ***. Il s’agit bien en effet de madame Micheline Calmy-Rey, du Parti Socialiste Suisse.
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Cela relève, il faut le dire, d’un certain courage, puisque les autres conseillers fédéraux avaient lâchement abandonné la partie. Cela rappelle un peu, si on veut, une certaine Ségolène refusant que les valeurs « patriotiques » soient réquisitionnées par la droite et même l’extrême-droite. Mais en plus sincère, me semble-t-il (particularité helvétique : la présidente n’a pas à se faire élire par le peuple, elle est désignée par son parti, donc elle est en un sens plus libre).

Les réactions des médias suisses sont intéressantes. Si parfois la fermeté de madame Calmy-Rey est vue avec sympathie (notamment dans « Le Temps »), d’autre fois, elle donne lieu à un déferlement de machisme qui n’est pas, là encore, sans rappeler certains exemples que nous avons connus récemment… Dans « Le Matin » (un tabloïd similaire au « Sun » britannique), elle est carrément baptisée « Cruella » et on se moque évidemment de sa petite taille et de sa voix haut perchée. Les « hommes sérieux » disent que le fameux lieu symbolique n’est qu’une « prairie pleine de bouses de vaches » et que ça ne vaut pas le coup de se l’arracher.

Dernière en date : on m’annonce que la cérémonie sera difficile à organiser parce que… AUCUN BATEAU ne souhaite s’y rendre. [slurp] là j’avale ma salive et je respire bien fort… qu’est-ce que les bateaux ont à voir là-dedans ? eh bien j’apprends que cette prairie n’est accessible qu’en bateau ( !). Il faut traverser un lac pour y accéder.

 

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Si en plus, elle doit y aller à la nage… On pourra dire qu’on ne lui a pas facilité le travail !
PS: ci-dessus une photo de cette prairie mythique, empruntée à  un site suisse.  Même vue de haut, on n’a pas l’impression que ce soit le genre d’endroit « plein de bouses de vaches ». Ca a l’air plutôt « bien léché » au contraire…

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Eh oui, je cours

Eh oui, moi aussi je cours, comme « l’autre », là-haut à Paris… mais sans les vélos. Mon cardiologue m’a dit l’autre jour (il était pressé, il m’avait pris avec une heure de retard et il était midi et demi, il avait faim, alors il bouffait la moitié de ses mots) « avec une seule séance de sport par semaine, le bzzzzz est à 1,43, alors qu’avec deux, il tombe à 0, 5, vous vous rendez compte, c’est significatif. Avec ce que vous avez eu, vous avez tout intérêt à courir deux fois plutôt qu’une ». J’étais épaté. C’est vrai que j’ai trouvé ça drôlement significatif. J’ai pas compris le « bzzzz » tellement il parlait vite, mais quand même, ça doit être un truc qu’on a intérêt à réduire. Avant, je courais en moyenne seulement une fois par semaine, c’est pas assez. Vous me direz, « l’autre » là-haut, il dit qu’il court tous les jours. Mais attendez… j’ai quand même un agenda plus chargé qu’un président de la République. Faut pas croire. Il faut que je m’occupe un peu de mon blog par exemple. Déjà que je ne le fais pas tous les jours… que je laisse de grands blancs, qui font descendre ma côte de visites quotidiennes dangereusement… et il faut que je lise aussi les blogs des autres. On en découvre tous les jours. Ce matin, j’en ai encore découvert un , qui parle de littérature et de poésie (Apollinaire…) et puis il y a les classiques, Posuto, Dunia, les petits riens… tout ça… le Piéton de Berlin même. Et puis il faut que je réfléchisse à la LUDIQUE (bon, si quelqu’un veut savoir ce que c’est, peut-être que j’essaierai d’expliquer, sinon, non). Et puis les aller-retour à Paris, tout ça. Les discussions avec mon collègue P. pour savoir si la langue des mundurucus possède une catégorie de nombre (il y a bien longtemps, j’ai fait une note là-dessus… si vous la retrouvez…). Enfin voilà, je cours, et tout en courant je regarde les murs, je vois le courant de l’Isère grise tourbillonner. Si je suis fatigué, je m’arrête sur un banc. Après quoi je cours ? une fois, j’ai couru vers le haut de la Bastille pour voir passer les vélos du Critérium. Si, si, c’est intéressant comme spectacle. Surtout quand ils arrivent (les coureurs) et qu’on les voit en vitesse se défringuer et enlever tout l’attirail médical qui les ausculte en permanence. Ils ont l’air assez fatigué en général. Eux aussi courent. Le Critérium commence aujourd’hui. Faut se dépêcher pour pas être en retard.

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climat tendu en ville

Juste avant d’aller voter…
Que je dise un mot aux non-grenoblois de la situation.
Voici un exemple de ce qu' »ils » se font entre eux, nos « amis » de l’UMP.

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pour éclairer le contexte: figurez-vous que CARIGNON s’avise de revenir! et qu’il a réussi le tour de force incroyable, grâce à ses réseaux, de se faire désigner comme le candidat officiel de l’UMP (après plus d’un millier d’adhésions de circonstance à la fédération départementale de l’Isère), laissant sur place les édiles locaux (si j’étais de leur camp, je dirais avec sympathie: ceux qui ont fait tout le boulot pendant qu’il vivait à Marrakech).

Je n’irai pas plus loin sur ce sujet. Je renvoie à un blog spécialisé sur la question: NON à CARIGNON

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Graffitti, suite

Gaelle me dit que les vignettes sont trop petites, qu’on ne voit pas bien les graffittis, alors en voilà quelques uns, en plus grands. Est-ce qu’il y a un copyright sur ces oeuvres murales? je ne sais pas… si un auteur de ces fresques venait à lire ce blog et à s’offusquer, il pourrait toujours prendre contact…

ceci dit, il est dommage que toutes ces réalisations artistiques soient cantonnées à un public de quelques joggers foulant les rives bétonnées d’une rivière en mal d’eau limpide… Elles disparaîtront sans doute bientôt.

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Berges de l’Isère (footing)

il est 16h32, venant de la maison, je débouche sur la rive gauche de l’Isère
en aval du pont qui marque l’entrée de la ville depuis Lyon.
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Le ciel est sombre au-dessus de Belledonne (la bella donna ).

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Villas cossues sur les coteaux de St Martin le Vinoux.

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les lances de béton s’entrecroisent.

je passe sous le pont du chemin de fer (ligne en provenance de Lyon)

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les branchages s’accumulent auprès des piles.
après le pont, des chutes.dsc02303.1181285533.JPG

Grilles de Schneider.dsc02302.1181285637.JPG
j’arrive vers les bio-nano-nécro-technologies. Ici on fabrique en secret
des armes biologiques.dsc02304.1181285661.JPG

Pont d’Oxford.dsc02306.1181285681.JPG
Après les piles du pont, voici une autre pile. Atomique.dsc02307.1181285708.JPG
En est-ce vraiment une?dsc02308.1181285728.JPG
Retour. Je m’éloigne du pont d’Oxford.dsc02309.1181285752.JPG
je repasse par les chutes.

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Revoilà le pont du train avec en arrière plan l’usine Schneider.dsc02313.1181285818.JPG
Sous le pont.dsc02316.1181285841.JPGdsc02317.1181285864.JPG
Maintenant, let’s talk graffiti…dsc02318.1181285891.JPGdsc02319.1181285925.JPGdsc02320.1181285953.JPGdsc02322.1181285976.JPGdsc02323.1181285996.JPGdsc02328.1181286034.JPGdsc02329.1181286057.JPGdsc02330.1181286081.JPGdsc02331.1181286104.JPGdsc02332.1181286126.JPGdsc02333.1181286149.JPGdsc02336.1181286183.JPG
Habitat précaire.

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La fin. Ils ont arraché la tête de mon idole noire.dsc02348.1181286328.JPG

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Tristesse

Il le disait bien, Christian Delacampagne, dans le petit livre dont je parlais sur ce blog il y a quelques jours (le 12 mai) :

Car chez moi la nuit tombe, voyez-vous, et c’est à peine si je puis lire ma propre écriture.

Lisant cela, je m’étais naïvement dit qu’il était peut-être très âgé. Puis j’avais vérifié et constaté qu’il n’avait « que » 58 ans.

Alors la réponse est venu ce lundi. Christian Delacampagne est décédé des suites d’une longue maladie.

Pierre-Gilles de Gennes aussi est décédé.

Il n’y a pas très longtemps je lisais une interview de la chanteuse de jazz Abbey Lincoln (plus de quatre-vingts ans et on dirait une jeune femme) qui, voyant disparaître autour d’elle tous ses amis disait (de mémoire) : « c’est affreux comme on meurt en ce moment ».

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