Parce qu’ils le peuvent…

Le hasard, ou toute une foule de considérations liées à un contexte particulier (mais peut-être les deux reviennent-ils au même), contexte lié à des mises en évidence de plus en plus fréquentes de violences et d’agressions, tant par le livre que par la photographie, visite d’expositions en forme de coups de poing (Rencontres d’Arles), découverte d’une écrivaine qui publie son premier récit et quel récit, ont fait que j’ai lu presque en même temps deux livres qui m’ont profondément troublé. Deux livres a priori éloignés, l’un écrit par un romancier chevronné, l’autre par une débutante, l’un qui porte sur l’Amérique, l’autre sur une situation familiale dont le lieu se situe dans nos Alpes françaises, l’un fortement documenté et argumenté, se présentant comme un livre d’histoire, l’autre se présentant au contraire comme un cri, une longue méditation sur un crime qui ne serait pas basée sur une documentation mais sur du vécu. Deux livres différents, et pourtant c’est de la même chose qu’ils parlent, à savoir la violence, la brutalité, l’incompréhension face à des actes et des gestes qui nous semblent inimaginables et sont pourtant bien réels. L’un est Pays de sang – une histoire de la violence par arme à feu aux Etats-Unis, de Paul Auster, avec photographies de Spencer Ostrander (son gendre), paru chez Actes-Sud, l’autre est Triste tigre, de Neige Sinno, paru chez P.O.L.

Le point commun de ces deux livres est leur questionnement. Savoir comment cela est possible. Il a déjà été dit fréquemment dans les commentaires sur le livre de Neige Sinno qu’il avait la particularité, non seulement de montrer et d’analyser ce qui peut se passer dans la tête des victimes de viol et d’inceste, mais de tenter d’aborder la question sous l’angle de l’agresseur. Que peut-il bien se passer dans la tête d’un homme lorsqu’il décide de s’en prendre à un enfant, éventuellement le sien propre (ou son petit-enfant dans le cas d’un grand-père ce qui arrive aussi), de dresser devant lui son sexe rigide et d’user de tous les moyens à sa disposition pour le lui fourrer dans la bouche, dans le vagin ou dans l’anus ? C’est la question crue, brutale, que pose Neige Sinno au début de son récit : Etre dans une pièce, seul avec un enfant de sept ans, avoir une érection à l’idée de ce qu’on va lui faire. Prononcer les mots qui vont faire que cet enfant s’approche de vous, mettre son sexe en érection dans la bouche de cet enfant, faire en sorte qu’il ouvre grand la bouche. Ça, c’est vrai que c’est fascinant. C’est au-delà de la compréhension. Et puis toute la suite. L’agresseur qui prie l’enfant de ne rien dire, prétextant que c’est désormais « leur secret », puis recommencer, une fois, deux fois, puis parfois tous les jours pendant des années, s’étonner qu’il y ait enfin des poursuites judiciaires, enfin un procès, se défendre en tentant de minimiser les actes, s’offusquer de ce que l’on se retrouve en taule. Tout cela, Neige Sinno nous l’expose avec froideur et méthode. D’où cela peut-il provenir ? De quelles pulsions vengeresses ? De quels désirs fous d’imposer un pouvoir à de plus faibles que soi, comme si cette domination allait compenser les hontes, les regrets, les échecs car il faut sûrement que les hommes qui se livrent à ces pratiques soient bien de pauvres types, qui ne font qu’exposer aux yeux des autres une façade, mais sont probablement vides au-dedans d’eux. La description que fait la romancière ne nous surprend pas : des hommes comme ceux que l’on croise tous les jours, dans la rue ou sur la plage, errant de manière désœuvrée sur un front de mer pendant leurs vacances, se faisant soi-disant beaux et virils, à l’occasion serviables, en quête de reconnaissance, jouant le jeu du charme. Oui, on en rencontre sûrement, on ne sait pas combien, on nous balance des chiffres, sur les chaînes d’information, on nous dit qu’un enfant sur dix est victime d’inceste, une fille sur cinq, il faudrait donc qu’en face, il y ait un nombre proportionné d’hommes, combien ? Un sur dix aussi ? En postulant qu’un homme peut avoir plusieurs victimes, cela descendrait-il à un sur vingt ? Sur trente ? Sur cinquante ? A vrai dire, peut-on faire confiance à ces chiffres ? On ne nous dit pas comment on les a obtenus. Mais de toutes façons, peu importe les chiffres. Quels qu’ils soient, les faits sont là, et n’y aurait-il qu’un homme sur cent… Cela nous révulse et nous fait parfois ressentir la honte d’être homme, car le crime d’un seul rejaillit sur tous. Neige Sinno a consacré beaucoup d’efforts à « comprendre », elle a lu des travaux scientifiques, travaux de psychiatres, elle a lu Nabokov (dont je me suis rendu compte à cette occasion à quel point son Lolita nous a été présenté faussement comme un jeu entre une jeune adolescente séductrice et un vieil homme simplement séduit, alors que le livre dénonçait déjà les abus sexuels perpétrés sur des mineur.e.s), consulté des avocats spécialistes de ce genre d’affaire. Est-elle arrivée à son but ? Non sans doute, car c’est incompréhensible. A force de chercher on en vient à ressusciter des légendes ou des croyances métaphysiques concernant le Bien et le Mal. Le titre du livre vient d’un poème de William Blake : Tigre, Tigre, brûlant brillant, / dans les forêts de la nuit, / quelle main, quel œil tout-puissant / Fit ta terrible symétrie ? […] Quand les astres eurent baissé les armes, / Et trempé le ciel de larmes / A-t-il souri son forfait accompli ?/ Celui qui créa l’agneau t’a-t-il fait ainsi ? Comme si « Dieu » avait créé en parfaite symétrie la victime et son bourreau, le Mal et le Bien en quelque sorte. Mais nous savons bien que ce n’est pas comme cela. La Société est là, c’est elle qui a le pouvoir de gérer ce qui peut apparaître comme bien ou mal. Mais elle ne gère pas, la Société, elle laisse faire. Dans ses lectures multiples, Neige Sinno a rencontré les livres de Jean Hatzfeld sur la tragédie rwandaise (on dit « tragédie rwandaise », expression figée désormais, comme si les mots permettaient de suturer des plaies). Dans l’un, l’auteur fait part de son étonnement devant les réactions des tortionnaires, ceux et celles qui découpaient à la machette ceux et celles qui n’avaient pas le même groupe ethnique qu’eux, ils n’ont pas de cauchemars, Si regrets il y a, ils ne s’adressent qu’à eux-mêmes, à leur vie gâchée, à leur destin malchanceux. Ils se présentent tous comme de braves gars, que le pardon des victimes et de la société rendrait libres de mener une existence honnête à nouveau, comme avant le génocide. Plus loin, elle écrit : A la question de savoir pourquoi les soldats commettaient les pires exactions sur les sites de conflits, j’ai entendu une fois un grand historien spécialiste des deux guerres mondiales répondre : parce qu’ils le peuvent. C’est, selon moi, ce parce qu’ils le peuvent qui, désormais, sonne comme l’aveu le plus puissant de la responsabilité de la société, et que nous devons garder en mémoire. L’inceste, le viol, les mauvais traitements infligés surtout aux femmes et aux enfants (bon, je sais : aux homosexuels, et désormais aux transgenres aussi) n’existeraient peut-être pas si on ne les avait permis depuis l’origine des temps, et qu’on les ait permis depuis cette origine ne justifie pas, n’a jamais justifié qu’on continue à les permettre. Ces actes immondes, quelqu’un ne les commet que parce qu’il en a un jour entendu parler, car sinon, ils ne viendraient tout simplement pas à son esprit, leur possibilité leur a donc été transmise par de multiples canaux, parfois par les récits et les légendes (Neige Sinno en évoque certaines à la fin de son livre), parfois par l’exemple. Certes parfois aussi par l’inconscient et là nous ne pouvons guère agir, si ce n’est par l’intervention psychiatrique. Que fait la société ? Que fait la médecine ? La psychiatrie ? Tous les psy sont-ils comme cette dame avec qui j’avais discuté un jour à Grenoble et qui me confessait qu’elle ne croyait pas du tout en son métier, se contentant de « distraire ses patients »… qu’elle appelait ses « zinzins » ?

parce qu’ils le peuvent… ce pourrait être aussi la réponse donnée par Paul Auster à ces récits de massacres qui le hantent et qui sont ô combien ancrés dans l’histoire américaine. Son texte vient en appui de la série de photographies prises par Spencer Ostrander que nous avons vue à Arles cette année au lieu-dit « La Croisière », ensemble de salles au sein d’un vieux bloc de maisons quelque part entre la tour de la Luma et les arènes. Ou peut-être est-ce l’inverse : les photographies viennent en appui de ce texte admirable. Ce ne sont pas les photographies des massacres, mais des lieux où ils ont été perpétrés, désormais vides. On ne voit pas une seule figure humaine sur ces photos en noir et blanc. Les lieux sont la plupart du temps des parvis d’église, des écoles, des lycées, des hôtels, des façades de couvents baptistes. Souvent, ils ont été abandonnés depuis, voire démolis.

Là, il y eut 17 morts et 17 blessés, le 14 février 2018 (Lycée Douglas, Parkland, Floride),

là il y eut 10 morts, 9 blessés, le 1er octobre 2015 (Umpqua Community College, Roseburg, Oregon),

là il y eut 61 morts et 897 blessés le 1er octobre 2017 (Hôtel Mandalay Bay, Paradise, Nevada),

là 12 morts, 70 blessés le 20 juillet 2012 (Cinéma Century 16, Aurora, Colorado),

là 9 morts, 1 blessé, le 17 juin 2015 (Eglise méthodiste africaine Emmanuel, Charleston, Caroline du Sud),

là 11 morts, 7 blessés, le 27 octobre 2018 (synagogue L’Arbre de Vie, Pittsburgh, Pennsylvanie), etc. etc.

On pourrait écrire des pages, c’est une litanie qui ne s’arrête pas, qui peut-être ne s’arrêtera jamais, litanie propre à un seul pays : les Etats-Unis. Paul Auster fait l’historique des événements qui ont pu conduire à ça dans ce pays. Contrairement à ce qui est avancé en permanence, en provenance des groupes puissants qui imposent leur loi aux Etats-Unis (Parti Républicain, NRA…) le fameux « second amendement » ne garantit pas la liberté pour tout citoyen de détenir une arme. Il s’énonce ainsi : Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un Etat libre, le droit qu’a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé. Dans le contexte de l’époque (1787), cela signifie tout bonnement qu’en cas de besoin seront créées des milices afin de protéger la nouvelle Union et que tout citoyen aura le droit d’y entrer, et la formule « porter des armes » ou « prendre les armes » fait toujours référence au domaine militaire (seuls les soldats portent ou prennent les armes), en aucun cas la possibilité pour toute personne privée de se constituer son propre arsenal. Ce n’est d’ailleurs qu’en 2018 que cette interprétation fut modifiée et que la Cour Suprême par cinq voix contre quatre décréta que ce droit s’appliquait aux individus, ce qui n’allait pas d’ailleurs sans quelques précautions exprimées par le juge Scalia : « rien dans notre jugement ne devrait jeter le moindre doute sur l’interdit ayant pesé de longue date sur la possession d’armes par les criminels, les malades mentaux, ni sur les lois interdisant le port d’armes dans des endroits sensibles tels les écoles et les locaux du gouvernement, ni sur celles imposant des conditions et des restrictions sur la vente des armes dans le commerce ». On sait ce qu’il advient de ces recommandations aux époques trumpiennes et post-trumpiennes.

Selon une estimation récente émise par l’Institut de recherche de l’hôpital pour enfants de Philadelphie, les résidents des Etats-Unis détiennent actuellement 393 millions d’armes à feu, soit plus d’une arme pour chaque homme, femme et enfant de ce pays. Chaque année, environ 40 000 Américains meurent de blessures par balle, ce qui équivaut à peu près au nombre de morts annuel sur les routes et autoroutes américaines. Parmi ces 40 000 morts par balle, plus de la moitié sont des suicides, un nombre qui, à son tour, équivaut à la moitié des suicides annuels. Si on y ajoute les meurtres par balle, les morts accidentelles causées par balle, les exécutions par balle lors d’opérations de police, la moyenne revient à plus de 100 Américains tués chaque jour par balle. (p. 67)

Paul Auster va chercher les sources de cet état de fait dans les premiers temps de l’Union. On a beaucoup glorifié la « révolution » américaine. Pour les thuriféraires de l’Empire états-unien, celle-ci aurait été la « vraie » première révolution moderne, dont celle de 1789, à les entendre, n’aurait été que la pale étoile. Bien sûr, il est dit déjà « Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes : que tous les hommes naissent égaux ; que leur Créateur les a dotés de certains droits inaliénables, parmi lesquels la Vie, la Liberté et la recherche du Bonheur ». Mais ces mots, dit Auster, cachent un mensonge, flagrant dès le jour même de [leur] publication, car tous les hommes signifie TOUS LES HOMMES, égaux signifie EGAUX, liberté signifie LIBERTE. Or, la République tout récemment constituée proclame cette affirmation alors même qu’un grand nombre de gens vivant sur son territoire étaient asservis et donc privés de liberté comme d’égalité […] Ce moment crucial exigeait l’abolition immédiate de l’esclavage. Ceux et celles qui ne sont pas experts en histoire des Etats-Unis (c’est mon cas!) seront surpris d’apprendre que cette « révolution » provient moins d’une exigence légitime d’émancipation que d’une révolte contre l’ordre donnée par le Roi George III de ne pas s’étendre plus loin que la ligne des Appalaches, d’où résulta un décret du Parlement britannique, appelé le Stamp Act (1765) voulant imposer lourdement ceux qui contrevenaient à cet ordre. Et de rappeler le mot de Lafayette : « Jamais je n’aurais tiré mon sabre pour servir la cause de l’Amérique si j’avais pu concevoir que je fonderais par là un pays d’esclavage ». La Guerre de Sécession vient après cela. L’histoire officielle nous la présente comme ayant été gagnée par les forces anti-esclavagistes alors qu’en fait, par la suite, tout fut fait (au nom du compromis nécessaire) afin de maintenir l’esclavage ou l’asservissement des populations noires :

Pire encore, cette forme affaiblie de gouvernement fut inscrite dans la loi fédérale par les hommes qui conçurent la Constitution onze ans plus tard, quand le Sud reçut un pouvoir disproportionné par le biais d’une clause autorisant les états de la région à compter chaque esclave comme trois cinquièmes d’un être humain, ce qui devait leur permettre d’augmenter le nombre de représentants qu’ils pouvaient élire au Congrès. […] Trois cinquièmes d’une personne. Comme j’aurais aimé pouvoir épier les conversations de ces hommes éclairés coupant les cheveux en quatre pour déterminer la fraction de vie humaine attribuée à un esclave. (p. 79) Ce à quoi Auster ajoute plus loin (p. 162) : De même que le Sud perdit la guerre de Sécession sur le champ de bataille mais la gagna dans les tribunaux à la fin de la Reconstruction, le parti républicain reconfiguré (renforcé par l’ajout d’ex-démocrates du Sud) a non seulement gagné la bataille des idées quant à notre identité réelle et idéale en tant que nation, mais il a aussi remporté la plupart des élections présidentielles depuis 1968, et même quand les démocrates sont sortis vainqueurs (pensez à Jimmy Carter et Bill Clinton), ils ont suivi la dérive de droite que connaît le pays, sans insister pour faire passer le genre de réformes internes qu’avaient défendues Roosevelt et Johnson (je pense que ce genre de constat peut facilement être adapté à la situation française depuis 68). Il y a donc eu, tout au long de ces années, jusqu’à l’avènement dramatique de « ce personnage à la coiffure bizarre » et au-delà, de quoi fortement défendre cette interprétation du second amendement qui non seulement autorise mais encourage tout citoyen à détenir une arme. Les activistes pro-NRA ont beau affirmer que les crimes de masse ne sont pas directement causés par les armes en vente quasi-libre, il n’empêche que cette liberté d’achat ouvre une possibilité dont s’emparent évidemment tous les esprits tordus et cerveaux malades qui ont envie d’en faire usage.

Là aussi, pourquoi le font-ils ? Parce qu’ils le peuvent.

Cet article, publié dans Livres, Photographie, est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

4 Responses to Parce qu’ils le peuvent…

  1. Avatar de Patrick B. pb dit :

    Toujours très agréable de vous lire et ce malgré le contenu terrifiant de cet article et cette phrase, parce qu’ils le peuvent… me rappelle des livres pansement lus jadis, écrits par Hannah Arendt, avec l’expression de « banalité du mal » ou encore de Girard, La violence et le sacré notamment dans lequel il évoque une violence « sans raison ». Sans oublier ce que disaient les vieux grecs de nos vertus, du double visage de Janus. Je ne peux pas non plus ne pas penser à une forme de vacuité ou d’oisiveté… au mot occuper. Si l’on est occupé en est on pour autant moins violent envers ses semblables, ou bien nourrissons nous en secret un monstre qui ne demandera qu’à surgir au moindre moment d’inattention. Beaucoup à penser encore, à faire la part des choses comme celle des feux. Merci a vous, je notes ces references de livres. La violence est toujours un sujet de préoccupation bien sûr.

    J’aime

  2. Avatar de alainlecomte alainlecomte dit :

    oui, merci de votre commentaire. Ces réflexions trouvent un écho particulier en ces jours où la violence la plus extrême s’est encore abattue.

    J’aime

  3. Avatar de Debra Debra dit :

    Réponses possibles.. parce qu’ils le peuvent. Aussi parce qu’il n’y a personne là pour les arrêter, en chair et en os ? Parce qu’ils sont vides ? parce que la place symbolique est vide qui agirait pour les en empêcher ?
    Des fois je me dis que la dignité, la possible grandeur de l’Homme, hommes et femmes, ont été profondément atteintes par les idéologies modernes, le laissant à la dérive dans les injonctions de satisfaire ses pulsions dès qu’elles apparaissent.
    C’est un des contrecoups d’une publicité qui martèle la liberté… une liberté inconditionnelle prônée pour l’individu.

    Je sais d’avoir lu qu’au moment où Napoléon a envahi l’Egypte, la population civile était étonnée que son armée/ses armées ne se livrent ni aux pillages, ni aux viols qui étaient la coutume depuis la nuit des temps. Les soldats se sont souvent livrés aux viols et aux pillages, d’autant plus qu’ils n’étaient pas tenus par ceux qui les commandaient, et n’avaient pas de respect pour leurs officiers qui ne se montraient pas eux-mêmes.. exemplaires ?
    Je sais aussi que dans la nuit des temps, les rois ? chefs ? menaient leurs hommes eux-mêmes, en tête des batailles, et que c’était un point d’honneur qu’ils ne se déguisent pas pour qu’on ne les distingue pas sur le champ de bataille. Une forme… d’égalité entre chefs et soldats sur le champ de bataille ? Tous, à risquer la mort ?
    On est loin de cette époque, me semble-t-il.

    J’aime

Répondre à Debra Annuler la réponse.