Argumenter contre la pensée néo-réactionnaire

Ce que c’est que d’être de gauche

Il est plus que jamais temps de dire ce que l’on entend par être de gauche, à condition, bien évidemment qu’une telle position existe de manière cohérente. Ce ne devrait pas être très difficile à première vue : être de gauche c’est vouloir incarner une position humaniste et égalitaire, pour laquelle il n’y a pas de barrière de principe entre les humains, pour laquelle donc les humains forment une unité, ce qui, en général, peut être justifié par une commune constitution physique et mentale, telle qu’elle est reconnue depuis longtemps par la science. C’est donc une position d’après laquelle il devrait être possible aux êtres humains, à tous les êtres humains, égaux en droits, de s’épanouir dans la liberté.

La droite est exactement la position inverse, celle pour laquelle il existe une hiérarchie naturelle des humains – dont on ne saurait dire d’où elle provient d’ailleurs (d’une instance divine?) – hiérarchie dont, comme par hasard (!), les gens qui se reconnaissent dans cette position occuperaient le sommet1. Il en résulterait que ceux qui ne sont pas au sommet ne sauraient jouir de liberté.

Si la gauche se réveillait, elle ferait donc d’abord entendre un grand discours anti-raciste. Un discours universaliste et anti-communautariste. Il faudrait pour cela qu’elle s’assure la capacité de donner les moyens nécessaires aux populations de vivre d’une manière conforme à ces valeurs, et pour cela prôner une politique qui, notamment, vienne au secours des banlieues et qui réalise une vraie politique sociale à l’égard de ceux qui souffrent le plus des inégalités.

Ce à quoi la droite répond que ceci est une vue de l’esprit : on ne parviendra jamais à établir ce genre d’égalité entre les humains, et d’ailleurs le souhaitent-ils ? La droite réactionnaire américaine par exemple pense que le rôle de la politique n’est pas de se baser sur ce que le monde doit être ou devrait être (pour qu’il y ait plus d’égalité, de liberté etc.) mais uniquement sur ce qui est (ou du moins, sur ce qu’elle croit qui est, car il est bien présomptueux de prétendre que l’on ait des certitudes en la matière). L’état objectif du monde. La politique doit alors faire entendre raison à toutes les composantes du peuple : inutile de rêver, il faut au contraire assumer la réalité telle qu’elle est. Toute révolte est inutile et ne fait au contraire qu’agraver les conditions de vie morale et matérielle des individus.

Les « lumières sombres »

Du point de vue de la gauche, donc, ne faudrait-il pas en premier lieu passer en revue les arguments de la droite, et tenter de leur répondre ? L’extrême droite aujourd’hui est nécessairement le courant le plus à droite qui s’exprime dans le pays le plus à droite, à savoir les Etats-Unis. Le jeune politiste Arnaud Miranda vient d’écrire un livre sur les néo-réactionnaires américains, ce qui, aux yeux de certains chroniqueurs « de gauche » le rend suspect de sympathie pour cette tendance. Ces chroniqueurs préféreraient sans doute qu’on ne lise pas ce livre, qu’on reste dans l’ignorance des idéologies qui structurent le champ politique outre-Atlantique, alors qu’au contraire, avant qu’elles ne viennent chez nous, il faut dire : lisons-le, dépiotons-le et répondons à ses arguments. Arguments ? Que par exemple, l’humanisme et les lumières ne seraient que des illusions, qu’il vaut bien mieux la réalité, qui est celle de la violence des rapports humains, laquelle ne disparaîtra jamais. D’où se tire la conclusion que la politique ne saurait rien être d’autre que l’art de canaliser pulsions et rapports de force… par la force si nécessaire2, sans voir ce que cette proposition peut avoir de circulaire.

Si l’on parle de réalité et d’objectivité alors, il faut que la politique s’appuie sur une science…. mais laquelle ? Lorsque les penseurs des siècles précédents se sont penchés sur les humains pour essayer d’obtenir des connaissances positives, alors sont apparues des disciplines : psychologie, sociologie, psychanalyse (aujourd’hui rejetées en général par la pensée de droite), qui ont aussitôt mis en évidence que les choses n’étaient pas si simples, qu’on ne saurait aussi facilement définir les ressorts de l’être humain, encore moins cerner ses désirs et ses besoins. On a cru établir des lois déterministes mais on a vite été obligé de reconnaître qu’aucun déterminisme véritable ne peut être formalisé en ces lieux3. Quelles sont les unités insécables de la réalité humaine ? Les individus ? Ou les affects ? Les groupes sociaux ou les flux pulsionnels ?

Admettons que la violence règne entre les humains depuis les débuts de l’humanité. Faut-il considérer que cette violence ne saurait être réduite ? Des exemples tirés de l’histoire ne nous montrent-ils pas qu’à certains moments au moins, ou en certaines zones géographiques, cette violence peut s’atténuer considérablement, voire même disparaître, au moins temporairement ? Et puis la catégorie de violence se décline en de nombreuses sous-catégories : violence physique, violence morale, violence sexuelle etc. De quelle violence parle-t-on vraiment ? Prenons l’exemple des violences sexuelles dénoncées par le mouvement #metoo. Si les courants néo-réactionnaires appliquent leur principe de canaliser ces violences (puisqu’elles existent de toutes façons), ne peut-on penser que loin de seulement les canaliser ils les encourageraient en adoptant, comme ils le font, la plupart des idées suprémacistes et machistes qui postulent la supériorité et l’immunité de l’homme blanc ?

Rassemblement à Minneapolis après l’assassinat de Alex Pretti – photo Adam Gray / AP

Autre argument : que finalement, les théories égalitaristes ou, au moins, allant dans le sens de la justice sociale ont toutes échoué. La preuve ? Nulle part cette égalité et cette justice n’ont été réalisées. La révolution de 1789 n’aurait rien apporté. Ni celle de l’Angleterre d’ailleurs, un siècle auparavant. Les néo-réactionnaires pensent que le meilleur régime est la monarchie absolue telle qu’elle fut pratiquée jusqu’au XVIIIème siècle. Il n’y aurait donc pas eu de progrès social ? La vie des gens d’après 89 ne serait pas devenue qualitativement différente de celle des serfs de l’ancien régime ? Les maladies n’auraient-elles pas été prises en compte, soignées, notamment à partir de la diffusion des progrès de la médecine (vaccination, médicaments, progrès de la chirurgie) depuis un siècle ou deux ? L’abrutissement des travailleurs dans les mines et les gigantesques fabriques un peu soulagé par les vacances, l’amélioration des conditions de travail ?

Parce que nous ne sommes arrivés que partiellement aux buts de l’universalisme révolutionnaire, il faudrait reculer dans l’histoire et renoncer à tout ? Et se doter d’un régime monarchique ?

Autant essayer l’ignorance parce que la science n’a pas réussi à tout expliquer.

La « cathédrale »

Les néo-réactionnaires américains pensent que ce qui les empêche de triompher, d’étaler au grand jour leurs arguments, et de conquérir d’autres partisans de leurs thèses, c’est cet amalgame entre les médias et le monde académique qu’ils baptisent de l’expression : « la cathédrale ». Ils ne la combattent pas au grand jour car, disent-ils, faisant cela ils ne risqueraient que de la renforcer (tellement ils sont peu sûrs de la force de leurs arguments et tellement ils ont à craindre les arguments des autres !), ils attendent donc le moment où le pouvoir ayant été conquis au moyen d’un porte-voix comme Trump, d’un seul coup, la cathédrale s’effondrerait sous l’effet notamment des suppressions de budget et des limogeages de personnel qualifié.

On comprend alors pourquoi ils s’en prennent à la science et à la médecine : parce que ces dernières font partie du monde académique, ingrédient de ladite « cathédrale » qu’ils veulent abattre d’en haut. Ils se disent qu’une régression momentanée de la science n’est pas bien grave s’ils ont détruit le monde académique et qu’ils peuvent reconstruire à côté une « nouvelle » science et une « nouvelle » médecine qui auront pour buts de ne résoudre que les problèmes de santé dont ils souffrent, eux, à l’exclusion de ceux des autres. Folie et stupidité qui se rapprochent de l’eugénisme nazi. Ils ne se rendent pas compte qu’en supprimant les moyens de guérison de la grande masse, et particulièrement de ceux qu’ils qualifient d’étrangers (ce que se prépare à faire le RN), c’est eux-mêmes qu’ils mettent en danger. Façon de détruire un trésor parce que l’étui qui le protège nous dérangerait.

Les néo-réactionnaires nient ainsi l’interdépendance de l’humanité. En somme, ils font ce qu’ils ne veulent pas que l’on fasse quand on est « de gauche » : spéculer sur ce que devrait être l’ordre social, humain et même vivant, au lieu de l’admettre tel qu’il est (car oui, on peut parler d’une réalité objective à propos de cette interdépendance). Quelle idiotie que de croire qu’il existe une hiérarchie naturelle entre les humains et que l’on occupe nécessairement le haut de cette hiérarchie : c’est évidemment ce que n’importe qui peut penser instinctivement s’il s’en tient uniquement à son propre désir qu’il en soit ainsi. Mais c’est idiot. Cela témoigne de l’impossibilité de prendre un peu de distance par rapport à son ego, ce qu’on souhaiterait que fasse un enfant à partir de l’âge de sept ans, qui, dit-on, est l’âge de raison.

Faits et théories

Ce que nous montre l’ouvrage de Miranda, c’est le rôle que jouent, dans l’ombre le plus souvent, des orientations philosophiques et politiques en partie dissimulées, qui viennent appuyer des tendances observables comme le racisme et la haine de la démocratie. Etrangement, ces constructions mentales sont plus importantes que les faits empiriques car c’est elles qui forment les fondements des courants politiques comme le fascisme ou d’autres sortes de totalitarisme. Il ne faut donc pas les négliger, il faut au contraire se préparer à leur répondre.

Je ne crois pas du tout que ce sont les faits qui vont entraîner la venue au pouvoir de l’extrême-droite par exemple en France, mais l’aptitude à construire des théories faisant de ces faits des opérateurs efficients. Les gens qui votent RN le font presque toujours par racisme, ils deviendront toujours plus nombreux si ces théories valident leur propension à voter dans ce sens. Ce ne sont pas les faits supposés qui comptent (le nombre de migrants arrivant en Europe, le port du voile dans les rues de nos villes, et même du burkini dans nos piscines) mais la manière dont un environnement intellectuel-théorique les met en valeur et les amplifie.

C’est pourquoi plus que jamais il faut réfléchir et construire des théories et des argumentations qui s’opposent à ces discours, tant que l’on est de gauche et que l’on tient à se positionner à gauche. Evidemment si on n’y tient pas, ce n’est pas la peine, on peut se résigner au discours conservateur ou réactionnaire. On pensera alors que cela ne fait pas de différence fondamentale.

A quoi sert la pensée dans un monde matériel ?

Un point commun avec la pensée de gauche (disons par exemple marxisante) est que la pensée réactionnaire se veut sans doute enracinée dans une conception matérialiste des idées. Les idées ne tombent pas du ciel, elles ne sont pas destinées à être contemplées mais au contraire elles doivent avoir une force d’agir sur le réel, qui ne peut être possible que si elles sont vues comme des puissances historiques. Pour les néo-réactionnaires, et cela est clairement dit, le but est d’éclaircir l’horizon idéologique afin de permettre au système d’avoir le maximum d’efficacité (le mot « efficacité » est un véritable fétiche de la pensée néo-réactionnaire), ainsi les promoteurs de ladite pensée ne peuvent qu’acquiescer à une assise historico-matérielle de la pensée y compris de la pensée spéculative. A quoi sert la pensée ? doit-on se demander. A quoi sert la pensée de droite ? Evidemment à assurer l’hégémonie de la droite en politique. On pourra dire aussi sur le même plan, certes, que la pensée de gauche vise à assurer l’hégémonie de la gauche sur la société, sauf que bien entendu c’est la droite qui est hégémonique partout, et cela pour la raison évidente que notre perspective sur le monde est une pespective capitaliste et que celui-ci, durant les deux siècles de son existence, est parvenu à se répandre à l’échelle du monde. Lui en effet possède l’éfficacité économique, si ce n’est le sommet de la réussite humaine (c’est le moins que l’on puisse dire…). Rien d’étonnant donc à ce que les idées de cette droite qui n’a pas d’autre but que de péreniser le capitalisme et en premier lieu la fortune de ses capitaines, soient actuellement dominantes. Sont-elles nouvelles, ces idées ? Miranda lui-même concède que la moitié au moins de la pensée néo-réactionnaire consiste en une pensée… réactionnaire, qui est bien ancienne puisque datant des débuts mêmes de la période « révolutionnaire « (cf Burke à la fin du XVIIIème siècle), quant à la seconde moitié, celle du « néo », elle s’agitait déjà beaucoup dans les eaux de la science-fiction et se trouve portée par la vague technologique à visée transhumaniste. Les réactionnaires du XVIIIème siècle + la technologie, comme Lénine disait autrefois que le socialisme c’était les soviets + l’électricité, en somme…

Points de tangence des contraires ?

On fera encore la comparaison avec une pensée authentiquement de gauche comme la critique de la valeur. Etrangement, ou peut-être ne faut-il pas s’en étonner, on trouvera quelques similitudes avec la pensée de cette droite néo-réactionnaire, en particulier dans le rejet de l’idéologie des Lumières et le culte, malheureusement exprimé par Robert Kurz de la « tabula rasa ». Voilà quelque chose de particulièrement choquant à vrai dire et dont ferait bien de se méfier cette pensée de gauche4, mais ceci n’est qu’une réserve annexe. Plus centralement, la pensée de gauche s’attache à donner une assise réellement matérialiste au mouvement des idées et des processus qui traverse notre monde et notre histoire :l’accélérationnisme par exemple n’est pas la vertu d’un système qui en serait doté par enchantement, mais la propriété d’un mécanisme dont on peut étudier les rouages, ce que certaines idées de Marx ont permis, à partir de l’analyse de la forme marchandise, et dont on trouve l’explicitation chez Kurz ou Postone, mais aussi, pour les gens qui réchignent à cette tradition de pensée qui décidément ne plaît pas beaucoup aux grands médias, chez Harmut Rosa (plus respectable peut-être) et avant, chez André Gorz. Cette accélération n’est ni une vertu ni une tare, c’est juste l’effet d’un mécanisme matériel et concret, il ne s’agit aucunement de chercher à l’amplifier afin, paraît-il de « précipiter la fin du capitalisme », celui-ci sera bien assez grand pour s’effondrer tout seul, et c’est justement en prévision de cet effondrement que les « penseurs » de la Silicon Valley s’agitent, inféodés qu’ils sont à tous ceux qui ne pourraient survivre à sa perte. S’il doit s’effondrer, que cet effondrement soit une mort qui n’en finit pas, au cours de laquelle certains invariants du système se survivent à eux mêmes, comme dans la fameuse citation du Guépard où l’on dit qu’il faut que les choses changent pour qu’elles restent les mêmes. C’est à cette tâche que s’attèlent les penseurs de la droite néo-réactionnaire, les Peter Thiel et Curtis Yarvin, obsédés qu’ils sont de la perte possible de leur pouvoir et de leur richesse, tout comme le prince Salina était aussi obsédé par l’idée de perdre sa richesse et son pouvoir (mais lui, en plus, son bonheur, ce que n’ont peut-être pas nos technocrates fascisants et ce en quoi les deux époques diffèrent). Ils se disent sans doute que le risque d’une telle perte justifie qu’on se bouge un peu le cerveau5 afin que les journalistes béates du Figaro s’extasient, comme d’habitude, devant ce qui leur apparaît comme une nouveauté radicale bien au-dessus des vaticinations d’une pensée de gauche qu’elles jugent moribonde.

Et demain?

La chose étonnante si l’on y réfléchit un peu, mais qui n’est peut-être pas si étonnante que cela, est que, à cause de cet empêchement que nous semblons avoir de penser les choses en parallèle et à cette contrainte de les penser en séquences, nous serions incapables de continuer à penser que l’effondrement est aussi quelque chose qui est lié au désastre écologique, disparition des espèces, réchauffement climatique, tarrissement de l’eau et des sources d’énergie, donc indépendant de nous et résultant des ignominies du passé sur lesquelles nous ne pourrons jamais revenir, à peine pourrions-nous penser à limiter des dégâts et à développer toutes nos ressources actuelles pour préserver ce qui peut encore l’être. Ces perspectives catastrophiques ne disparaissent pas parce qu’il y a tout à coup des oligarques qui décident de concourir pour le prix du meilleur dinosaure. Evidemment on me dira que c’est planifié et que justement une grande partie de idées transhumanistes est axé vers le sauvetage d’une minorité hors de ces conditions cataclysmiques, mais il n’empêche. Quand viendra le temps des catastrophes annoncées, peu nombreux seront les élus et ceux qui resteront le devront peut-être plus au hasard qu’aux stratégies néo-réactionnaires, en tout cas ils ne jouiront pas des liens d’interdépendance qui peuvent encore aider les gens à survivre. Ce qu’on appelle la solidarité6, tout simplement et sur quoi même les néo-réactionnaires devraient réfléchir.

Notes

1 Mais sans doute pensent-ils que c’est justement parce qu’ils sont au sommet de cette hiérarchie qu’ils ont la clairvoyance d’énoncer leur théorie selon laquelle l’ordre social est hiérarchisé et qu’ils en occupent le sommet. On voit la circularité de l’argument et l’impossibilité de l’asseoir sur une base solide. Cela reviendrait à dire « je suis le meilleur » parce que justement je parle d’un lieu d’où je peux dire que je suis le meilleur. Pour reprendre les vieilles théories de la vérité : « je suis le meilleur » est vrai parce que je suis le meilleur. En d’autres termes : une lapalissade.

2 On voit bien sûr ici une de ces figures étranges de la logique, un cercle : on assume l’existence de la violence par la violence exercée contre ceux qui voudraient s’en extraire ! Encore une lapalissade. Cela fait penser au genre de circularité qui apparaît en logique du second ordre, laquelle accepte de formuler des expressions telles que : ∀p.p qui signifie : toute proposition p est vraie. Mais alors si toute proposition p est vraie alors l’assertion « toute proposition est vraie » est vraie elle aussi puisqu’elle est… une proposition ! D’où un phénomène d’auto-confirmation qui ne vaut pas mieux que la figure de l’auto-contradiction (car s’il en est ainsi, la négation de la proposition, étant elle aussi une proposition, est vraie elle aussi ! « toute proposition est vraie » est donc à la fois vraie et fausse ! Les logiciens du second ordre font alors de ∀p.p la « définition » de l’absurde.

3 De même qu’il est impossible d’ailleurs de formuler de tels principes dans le domaine où l’on aurait pu croire les choses plus faciles, autrement dit dans le monde physique, non-vivant et a fortiori non-humain, lire à ce sujet l’excellent livre de Giuseppe Longo : Le cauchemar de Prométhée, où l’auteur présente les conclusions de Poincaré (à propos du problème des trois corps) comme des arguments définitifs contre le déterminisme.

4 Car oui, il n’y a pas de pureté en ce monde, pas les blancs d’un côté et les noirs de l’autre, parfois le noir s’étend sur une zone confuse de l’entre-deux.

5 Comme on dit, dans un parler plus vulgaire, « se bouger le cul ».

6 Pouvant déboucher alors sur un vrai communisme.

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